Les villes sont mal préparées aux risques naturels

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LES VILLES MAL PRÉPARÉES AUX RISQUES NATURELS
LES VILLES MAL PRÉPARÉES AUX RISQUES NATURELS

LONDRES (Reuters) - Les villes et les zones côtières sont mal préparées à faire face aux risques naturels, notamment climatiques, dont les conséquences sont d'autant plus lourdes aujourd'hui du fait de la croissance démographique et des flux migratoires, avertit la Banque mondiale.

En 2050, 1,3 milliard de personnes et 158.000 milliards de dollars de biens seront menacés par les seules inondations sur les côtes ou dans les bassins fluviaux, soulignent les auteurs d'un rapport publié lundi par la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR, selon l'acronyme anglais), qui dépend de l'institution de Washington.

"Les villes et les zones côtières sont terriblement mal préparées aux genres de risques climatiques et de catastrophes auxquels notre monde est désormais confronté", souligne John Roome, directeur principal chargé des questions relatives au changement climatique au sein de la Banque mondiale.

Comme les villes se développent et se réorganisent, poursuit-il, elles ont des occasions de se doter d'infrastructures plus résistantes et de programmes de prévention.

Il pourrait s'agir par exemple de limiter l'utilisation des eaux souterraines - l'une des raisons pour lesquelles Tokyo et Djakarta s'enfoncent - ou de ne plus bâtir dans les zones inondables.

Dans de nombreux cas, les autorités municipales n'ont toutefois aucune idée claire des risques auxquels elles sont confrontées, ni de leur gravité potentielle. L'Argentine, par exemple, n'a pas de volcans, mais les cendres provenant d'éruptions au Chili peuvent retomber sur ses villes.

Le séisme qui s'est produit en 2009 au Malawi a par ailleurs été une surprise totale. "Peu de gens pensent que le continent africain puisse être propice aux tremblements de terre", observe Alanna Simpson, spécialiste de la gestion des risques au GFDRR.

L'organisation propose un nouvel outil collaboratif de gestion des risques baptisé ThinkHazard!, qui rassemble des informations sur tous les risques de catastrophes potentielles dans un pays ou une région. Il s'adresse aux administrations nationales et locales, et autre promoteurs immobiliers.

"Les décisions que nous prenons aujourd'hui seront cruciales pour les catastrophes de demain", souligne Francis Ghesquiere, directeur du Secrétariat du GFDRR.

"Nous avons un énorme défi, mais aussi une énorme opportunité, de faire en sorte que les milliards de dollars qui iront dans de nouveaux logements, de nouvelles infrastructures, dans l'extension des villes (...) n'augmenteront pas les risque, mais les réduiront", ajoute-t-il.

(Laurie Goering, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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  • M2766070 le mardi 17 mai 2016 à 08:42

    Quand j étais petit y avait Haroum Tazieff, qui disait : je ne sais pas quand , mais 1 jour il y aura un raz de marée dans la Méditerranée, et la montée des eaux... heu Juppé était né, Moland aussi, rien n a été pris en compte....

  • M2766070 le mardi 17 mai 2016 à 08:39

    Impossible, on a des archi..maird, des préfets, des 1génieurs, des.... des élus meme, rouge ou vert... donc on ne risque rien, et puis y a l UE !!! On est dedans jusqu'au cou.... interdit de faire des vagues

  • jmlhomme le mardi 17 mai 2016 à 08:22

    Ceux qui veulent vivre sur une Ile doivent acquerir des Gratte Ciel de Bord de Mer.... Ca aussi c'est aussi de l'anticipation.

  • indyta le mardi 17 mai 2016 à 07:42

    c est le moment de resorber le chomage...