Les villes mal préparées aux risques naturels-Banque mondiale

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    LONDRES, 16 mai (Reuters) - Les villes et les zones côtières 
sont mal préparées à faire face aux risques naturels, notamment 
climatiques, dont les conséquences sont d'autant plus lourdes 
aujourd'hui du fait de la croissance démographique et des flux 
migratoires, avertit la Banque mondiale. 
    En 2050, 1,3 milliard de personnes et 158.000 milliards de 
dollars de biens seront menacés par les seules inondations sur 
les côtes ou dans les bassins fluviaux, soulignent les auteurs 
d'un rapport publié lundi par la Facilité mondiale pour la 
prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR, 
selon l'acronyme anglais), qui dépend de l'institution de 
Washington.  
    "Les villes et les zones côtières sont terriblement mal 
préparées aux genre de risques climatiques et de catastrophes 
auxquels notre monde est désormais confronté", souligne John 
Roome, directeur principal chargé des questions relatives au 
changement climatique au sein de la Banque mondiale. 
    Comme les villes se développent et se réorganisent, 
poursuit-il, elles ont des occasions de se doter 
d'infrastructures plus résistantes et de programmes de 
prévention.  
    Il pourrait s'agir par exemple de limiter l'utilisation des 
eaux souterraines - l'une des raisons pour lesquelles Tokyo et 
Jakarta s'enfoncent - ou de ne plus bâtir dans les zones 
inondables. 
    Dans de nombreux cas, les autorités municipales n'ont 
toutefois aucune idée claire des risques auxquels elles sont 
confrontées, ni de leur gravité potentielle. L'Argentine, par 
exemple, n'a pas de volcans, mais les cendres provenant 
d'éruptions au Chili peuvent retomber sur ses villes. 
    Le séisme qui s'est produit en 2009 au Malawi a par ailleurs 
été une surprise totale. "Peu de gens pensent que le continent 
africain puisse être propice aux tremblements de terre", observe 
Alanna Simpson, spécialiste de la gestion des risques au GFDRR. 
    L'organisation propose un nouvel outil collaboratif de 
gestion des risques baptisé ThinkHazard!, qui rassemble des 
informations sur tous les risques de catastrophes potentielles 
dans un pays ou une région. Il s'adresse aux administrations 
nationales et locales, et autre promoteurs immobiliers. 
    "Les décisions que nous prenons aujourd'hui seront cruciales 
pour les catastrophes de demain", souligne Francis Ghesquiere,  
directeur du Secrétariat du GFDRR. 
    "Nous avons un énorme défi, mais aussi une énorme 
opportunité, de faire en sorte que les milliards de dollars qui 
iront dans de nouveaux logements, de nouvelles infrastructures, 
dans l'extension des villes (...) n'augmenteront pas les risque, 
mais les réduiront", ajoute-t-il.  
     
 
 (Laurie Goering, Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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