Les vieux fans de Schalke 04

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Les vieux fans de Schalke 04
Les vieux fans de Schalke 04

La passion a ses raisons que l'âge ne connaît pas. À Gelsenkirchen, des papys et des mamys ne vivent que pour Schalke. Âgés de 77 à 98 ans, peu importe le temps qui passe, ils soutiennent les Bleu et Blanc.

Schalke 04 n'a plus régné sur l'Allemagne depuis 1958 – titres de Pokal exceptés, le premier Viktoria (prédécesseur du Meisterschale) date de 1894. Ils sont peu, mais certains ont vécu ces deux exploits lointains et vivent la passion encore chevillée au corps. Ensemble, ils ont donc choisi de fonder un fan-club, " Wolh auf – Blau und Weiß ", l'un des plus récents parmi les quelque 2000 du club de Gelsenkirchen. Ils revendiquent grâce à cela un nouveau trophée pour les Blanc et Bleu : " Le fan-club le plus vieux d'Allemagne ", titre acquis par la moyenne d'âge de ses membres plutôt que par la vieillesse de l'association. Ainsi, le plus jeune membre cumule déjà 77 ans au compteur, les plus anciens s'approchent doucement du centenaire. À eux tous, à onze, s'égrènent 1028 années. Pas mal.

Toutes ces années forment une belle mémoire vivante des aventures maudites de Null Vier et une réminiscence de l'histoire ouvrière de la région. La plupart évoquent avec nostalgie, mais sans regret ce passé minier et les difficultés d'alors pour accéder au plaisir du stade de Glückauf-Kampfbahn... et donc les entourloupes menées ingénieusement : acheter un billet, passer le contrôle et faire passer le sésame derrière soi pour que les copains entrent à leur tour. " Quand j'étais enfant, je n'entendais que Schalke, Schalke encore un but ", écrit Ursula Lorenz pour débuter son poème d'amour. De Gelsenkirchen, c'est notamment la fierté locale qui s'exprime. La ville " ne serait pas devenue connue ", mais " Schalke l'était ", juge Erwin Ernst. " Le football était tout pour elle. " S'imprégner du bleu et blanc est naturel, qu'importe l'âge d'arrivée.
L'amour en déambulateur
Une fierté devenue amour fidèle. Désormais, avant chaque match, ce drôle de fan-club se réunit pour regarder le match dans sa salle de projection dédiée à la maison de retraite de Johanniter, écharpes sur les épaules, casquettes éventuellement pour recouvrir les crânes chauves et échauffement à base d'hymne des Königsblauen. " Les quatre strophes, toujours ", se vante Ursula. Un hymne qui parle bien sûr de ces couleurs indémodables à leurs yeux : le bleu et blanc, " notre nourriture footballistique ". Deux couleurs à l'amour inconditionnel et universel, au point de considérer que Mohamed, le prophète, aurait lui-même trouvé que " le bleu et blanc sont les plus...




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