Les victimes civiles s'accumulent dans les deux moitiés d'Alep

le , mis à jour à 15:36
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 (Actualisé tout du long) 
    par Angus McDowall  
    BEYROUTH, 20 novembre (Reuters) - Les combats à Alep ont 
fait de nouvelles victimes civiles dimanche, dont huit enfants 
dans une école bombardée par les rebelles côté Ouest, selon les 
médias syriens, et une famille entière décimée par le largage 
d'un baril d'explosif à Alep-Est, d'après des médecins et 
l'OSDH. 
    Selon ces médecins, la famille Al Baytounji est morte de 
suffocation parce que des barils d'explosifs largués vers minuit 
sur le quartier insurgé de Sakhour contenaient du chlore. 
    Sur une vidéo postée sur internet, on voit les corps de 
quatre enfants allongés sur le sol, les lèvres bleutées et de 
larges cernes sous les yeux. 
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), proche 
de l'opposition, a confirmé le largage de barils d'explosifs par 
des hélicoptères gouvernementaux à Sakhour, mais pas que du gaz 
avait été utilisé. 
    Les forces gouvernementales syriennes ont maintes fois été 
accusées d'attaques au gaz toxique, notamment dans des enquêtes 
menées par l'Onu et l'Organisation pour l'interdiction des armes 
chimiques (OIAM). Damas a démenti à chaque fois. 
    Dans la matinée, c'est dans les quartiers Ouest de la ville 
que la mort a frappé lorsque des obus tirés par les rebelles se 
sont abattus sur l'école Saria Hasoun du quartier d'Al Farkan, 
tuant dix personnes dont au moins huit enfants âgés de 6 à 12 
ans, selon la télévision d'Etat syrienne et l'OSDH. 
    Les combats ont fait des centaines de morts dans la grande 
ville du nord de la Syrie depuis qu'ils ont repris avec une 
forte intensité mardi dernier au terme d'une "pause" d'environ 
un mois des bombardements aériens, à l'exception de ceux qui 
visaient les lignes de front. 
     
    DAMAS EXCLUT TOUT COMPROMIS 
    Samedi, au moins 54 personnes, dont cinq enfants, ont été 
tuées dans Alep-Est lors de bombardements aériens et de tirs 
d'artillerie, selon l'OSDH. 
    L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le même 
jour que toutes les structures médicales des quartiers insurgés 
d'Alep avaient été mises hors service par les bombardements de 
l'aviation russe et des forces gouvernementales, qui veulent 
inciter la population à partir. 
    L'armée syrienne et ses milices chiites alliées iraniennes 
et libanaises ont parallèlement relancé leurs offensives au sol 
pour reprendre le contrôle total de la ville. 
    Sûr de sa force, le régime de Bachar al Assad a rejeté 
dimanche toute solution de compromis à l'occasion d'un visite à 
Damas de l'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de 
Mistura. 
    Pendant une conférence de presse retransmise à la 
télévision, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al 
Moualem a dit qu'il avait opposé une fin de non recevoir à la 
possibilité soulevée par le diplomate onusien de créer une 
administration autonome à Alep-Est. 
    Il a ajouté que cette proposition avait été formulée par les 
groupes rebelles pour gérer la distribution de nourriture et les 
a accusés de retenir en otage les habitants des quartiers qu'ils 
contrôlent. 
    Walid al Moualem a par ailleurs appelé le président 
américain élu Donald Trump a cessé de livrer des armes aux 
insurgés et à contraindre les pays régionaux qui soutiennent les 
rebelles à faire de même. 
 
 (Avec Ellen Francis et Suleiman al Khalidi, Gilles Trequesser 
et Tangi Salaün pour le service français) 
 
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  • M940878 il y a 2 semaines

    faut arrêter avec ces commentaires , combien d'enfants morts en 39-45 ? combien à Dresde uniquement lors du bombardement où il y a eu 350000 morts ?