Les Verts réfléchissent à leur présence au nouveau gouvernement

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LES ÉCOLOGISTES SONT DIVISÉS SUR LEUR ENTRÉE AU GOUVERNEMENT
LES ÉCOLOGISTES SONT DIVISÉS SUR LEUR ENTRÉE AU GOUVERNEMENT

PARIS (Reuters) - Les écologistes doivent se prononcer mardi sur une éventuelle participation au gouvernement de Manuel Valls, à laquelle une majorité de parlementaires est favorable malgré le départ des deux ministres Verts du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Le bureau exécutif d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et des délégations des groupes au Sénat et à l'Assemblée se sont réunis mardi après-midi pour trancher cette question.

Les discussions étaient toujours en cours en fin d'après-midi mais une décision devait être prise, selon un membre du bureau exécutif.

Une délégation d'EELV a été reçue dans la matinée par le nouveau Premier ministre, qui a tenté de convaincre les Verts de faire partie de son équipe.

Cécile Duflot (Logement) et Pascal Canfin (Développement) ont annoncé dès lundi soir qu'ils ne participeraient pas au gouvernement du nouveau Premier ministre pour cause de désaccords politiques.

Mais le co-président du groupe EELV à l'Assemblée nationale, François de Rugy, n'a pas exclu que des écologistes le rejoignent sous certaines conditions.

"Nous souhaitons avoir un échange, comme ça se fait dans toute démocratie parlementaire, avant la composition du gouvernement", a-t-il dit sur i>TELE. "S'il n'y a pas plus d'écologie dans la politique du gouvernement, il n'y aura plus d'écologistes au gouvernement évidemment."

"En politique, il y a des choix personnels, participer ou pas à un gouvernement c'est aussi un choix personnel", a-t-il toutefois ajouté.

Une "très large" majorité de députés et de sénateurs écologistes est favorable à un maintien au gouvernement suite à des discussions jugées "intéressantes" avec Manuel Valls, a indiqué à Reuters un membre du groupe à l'Assemblée nationale.

Le nouveau Premier ministre aurait proposé aux Verts un grand ministère de l'Ecologie, selon une source.

DUFLOT A REFUSÉ D'ÊTRE NUMÉRO 2

Dans un communiqué publié mardi matin, Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'EELV, disait attendre "dès aujourd'hui une clarification, de la part du Premier ministre, sur l'orientation du nouveau gouvernement".

Jean-Vincent Placé, président du groupe au Sénat, Emmanuelle Cosse, Barbara Pompili et François de Rugy, co-présidents du groupe à l'Assemblée, ont été reçus pendant une heure mardi matin le Premier ministre, à la demande de ce dernier.

Ils n'ont fait aucune déclaration à l'issue de cet entretien.

En désaccord sur la ligne politique présumée du nouveau Premier ministre, Cécile Duflot a refusé lundi soir la place de numéro deux dans le futur gouvernement, a déclaré sur France Inter son collègue du Développement Pascal Canfin.

"Nous aurions eu des responsabilités, des postes mais pas de possibilité d'agir vraiment comme nous l'entendrions sur la ligne politique", a expliqué ce dernier.

Les deux ministres écologistes démissionnaires disent avoir vu dans l'intervention télévisée du président François Hollande, au lendemain d'une déroute historique de la gauche aux élections municipales, la confirmation d'un cap politique dont ils demandaient le changement.

"C'était un moment de vérité, un moment de clarification", a souligné Pascal Canfin. "Nous en avons logiquement, sereinement tiré toutes les conclusions."

Il a laissé entendre que si des responsables d'EELV se laissaient convaincre d'entrer dans le gouvernement de Manuel Valls, ils risqueraient une sanction de leur parti, ce que n'ont pas confirmé les instances dirigeantes, aucune décision officielle n'ayant été prise à ce stade.

"Il peut y avoir des tentations individuelles, cela peut exister. Mais il y aura samedi un conseil fédéral qui remettra évidemment les choses dans l'ordre si cela était nécessaire", a déclaré Pascal Canfin.

(Chine Labbé, avec Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • 300CH le mardi 1 avr 2014 à 22:17

    MOiI PRÉSIDENT, j'ai mi le loup dans la bergerie, pour mieux être roi sur le trône en "2017" on c ou fini les premiers Ministre "aux oubliettes" pas folle la guêpe d'hollandouille "MOI PRÉSIDENT, je veux être Roi en 2017"

  • gyere le mardi 1 avr 2014 à 21:31

    Les verts viennent de refuser de participer au nouveau gouvernement!!!

  • fbordach le mardi 1 avr 2014 à 20:24

    Qu'ils dégagent!

  • pbenard6 le mardi 1 avr 2014 à 20:20

    l'Espagne annexe la France et personne ne bronche

  • mark92 le mardi 1 avr 2014 à 20:18

    Source tadahiro: Avec 18 000€ d'amendes il ne peut plus être sénateur et empocher 7 000€ par mois. C'est cool la France. Moi bientôt ministre..

  • jpoche le mardi 1 avr 2014 à 20:12

    réfléchir pour un vert c'est un exploit

  • bsdm le mardi 1 avr 2014 à 20:12

    Il y en avait deux ,ils vont revenir au moins à trois pseudo-écolos dans le prochain gouvernement ,c'est ce qu'ils appellent de la contestation participative !

  • mark92 le mardi 1 avr 2014 à 20:03

    Les verts négocient surtout leurs futures rémunérations.. C'est cool la France.. Manu le petit suisse en connait déja un morceau. 15 000€ a vie ?? Ben j'ouvre un nouveau compte en banque en Suisse. Les écolos: 7 000€ par mois, c'est tout ??? . Moi sénateur placé d'office, je retourne en corée.

  • tadahiro le mardi 1 avr 2014 à 20:00

    Jean-Vincent Placé à réglé ses 18 000 euros d'amende en retard au conseil régional ?

  • mlaure13 le mardi 1 avr 2014 à 19:17

    S'ils réfléchissent à leur intelligence...On n'est pas sorti?!!!...