Les Verts prêts à "applaudir" Ségolène Royal

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Barbara Pompili, co-présidente du groupe EELV à l'Assemblée.
Barbara Pompili, co-présidente du groupe EELV à l'Assemblée.

Pourquoi c'est toujours si compliqué, les Verts ? "Nous n'avons pas choisi de quitter le gouvernement. Nous avons choisi de ne pas re-rentrer." Ouf ! La précision sémantique s'imposait. Difficile à comprendre, Barbara Pompili, lorsqu'on l'interroge sur les raisons qui ont conduit son mouvement à décliner le copieux ministère que leur proposait Manuel Valls. Ses raisons ? Hollande, "enfermé dans une tour d'ivoire", n'aurait pas entendu les Français, et Manuel Valls serait "le symbole d'une politique assez à droite, pas sur la justice sociale que nous réclamons", justifie-t-elle.

Pourquoi, alors, fustiger quelques jours plus tôt les "démarches un peu personnelles" des (ex)ministres écologistes et leur façon de "poser un oukase" (sic) contre Manuel Valls ? Un oukase ? Barbara Pompili, qui a un faible pour la littérature russe, ne peut pas ignorer qu'il s'agit d'un décret du tsar... Ou, en l'espèce, de la tsarine Cécile Duflot ? "Qu'essayez-vous de me faire dire ?" interroge la coprésidente, qui ne veut pas qu'une petite phrase puisse "buzzer" et mettre à mal l'unité des Verts.

Il y aurait pourtant bien des choses à dire. Ou à préciser, tant on n'y comprend rien : les Verts n'iront pas dans le fruit, certes. Mais comment ne pas vouloir "re-rentrer" dans un gouvernement qui vous propose un ministère considérable et dire en même temps, comme elle le fait, que les Verts sont "un parti qui a vocation à gouverner", à "mettre les mains dans...

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