Les Verts montent au front

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Les Verts montent au front
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L'Aseemblée Nationale vote ce mercredi soir l'article 24 de la loi de finances rectificative, exonérant notamment d'impôts l'UEFA et ses sponsors lors de l'Euro 2016 en France. La couleuvre est difficile à avaler.Parmi les grandes manoeuvres qui entourent la discussion du projet de loi de finances rectificative pour 2014, actuellement en discussion à l'Assemblée Nationale, l'article 24 visant à "modifier le régime fiscal des organismes chargés de l'organisation en France d'une compétition sportive internationale" est en train de prendre une tournure problématique que le gouvernement n'attendait pas exploser en intensité à ce point. L'exonération fiscale accordée à l'UEFA, puisqu'il s'agit de cela, pour l'Euro 2016, passe mal, surtout depuis qu'elle est médiatiquement commentée. Un certain nombre de députés, toute tendance (PS, EELV ou même centristes) sont montés au créneau pour tacler ce petit cadeau négocié sous Nicolas Sarkozy afin d'obtenir l'organisation de l'événement. On peut évidemment s'étonner que la réprésentation nationale ne s'aperçoive que maintenant de cette réalité qui, de fait, constitue un peu la règle commune qu'imposent désormais les grosses multinationales du sport aux Etats. Il n'empêche que la gronde, voire la fronde, prend de l'ampleur. Et dans le contexte actuel, Manuel Valls et François Hollande s'en seraient bien passés, donnant l'image d'un énième cadeau aux plus riches et un dangereux signe de faiblesse de l'exécutif. En visite à l'Insep (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance), pour parrainer la signature de contrats entre des athlètes de haut niveau et des entreprises, le président de la République a dû faire la leçon et la morale à son propre camp et à ses alliés trop remuant. " L'État doit être présent dans le sport. Il l'est sur le plan fiscal pour permettre que de grandes compétitions soient organisées ici, dans notre pays, et pas seulement pour le foot. " C'est d'ailleurs ce dernier point qui agace beaucoup certains élus qui, s'ils peuvent reconnaître le besoin de respecter "la parole donnée" par La France, ne comprennent pas la nécessité de généraliser une telle mesure.
"Confrontés à des exigences surdimensionnées qui ne correspondent plus à rien"
Eric Alauzet, député EELV membre de la commission des finances de l'Assemblée Nationale, et qui vient de signer une tribune assez claire dans Libération à ce propos, avec certains de ses collègues, précise ainsi, que cet article constitue "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, surtout avec la volonté annoncée...

Parmi les grandes manoeuvres qui entourent la discussion du projet de loi de finances rectificative pour 2014, actuellement en discussion à l'Assemblée Nationale, l'article 24 visant à "modifier le régime fiscal des organismes chargés de l'organisation en France d'une compétition sportive internationale" est en train de prendre une tournure problématique que le gouvernement n'attendait pas exploser en intensité à ce point. L'exonération fiscale accordée à l'UEFA, puisqu'il s'agit de cela, pour l'Euro 2016, passe mal, surtout depuis qu'elle est médiatiquement commentée. Un certain nombre de députés, toute tendance (PS, EELV ou même centristes) sont montés au créneau pour tacler ce petit cadeau négocié sous Nicolas Sarkozy afin d'obtenir l'organisation de l'événement. On peut évidemment s'étonner que la réprésentation nationale ne s'aperçoive que maintenant de cette réalité qui, de fait, constitue un peu la règle commune qu'imposent désormais les grosses multinationales du sport aux Etats. Il n'empêche que la gronde, voire la fronde, prend de l'ampleur. Et dans le contexte actuel, Manuel Valls et François Hollande s'en seraient bien passés, donnant l'image d'un énième cadeau aux plus riches et un dangereux signe de faiblesse de l'exécutif. En visite à l'Insep (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance), pour parrainer la signature de contrats entre des athlètes de haut niveau et des entreprises, le président de la République a dû faire la leçon et la morale à son propre camp et à ses alliés trop remuant. " L'État doit être présent dans le sport. Il l'est sur le plan fiscal pour permettre que de grandes compétitions soient organisées ici, dans notre pays, et pas seulement pour le foot. " C'est d'ailleurs ce dernier point qui agace beaucoup certains élus qui, s'ils peuvent reconnaître le besoin de respecter "la parole donnée" par La France, ne comprennent pas la nécessité de généraliser une telle mesure.
"Confrontés à des exigences surdimensionnées qui ne correspondent plus à rien"
Eric Alauzet, député EELV membre de la commission des finances de l'Assemblée Nationale, et qui vient de signer une tribune assez claire dans Libération à ce propos, avec certains de ses collègues, précise ainsi, que cet article constitue "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, surtout avec la volonté annoncée...

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