Les vérités de Papé

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Les vérités de Papé
Les vérités de Papé

Invité de L'Expresso jeudi matin sur beIN Sports, le néo-retraité international français Pascal Papé s'est exprimé sur les différents sujets qui agitent le rugby tricolore depuis le week-end dernier. Morceaux choisis.

A 35 ans, Pascal Papé a tourné la page XV de France de sa carrière à l’issue de la déroute face aux All Blacks samedi dernier à Cardiff (62-13). Une défaite très douloureuse pour le deuxième ligne du Stade Français. « Perdre contre les Blacks c’est normal mais le score est dur, on a pris une grosse fessée », a-t-il expliqué jeudi matin sur beIN Sports. Assurant cependant que les joueurs français n’ont pas lâché Philippe Saint-André pendant la compétition malgré « quatre ans difficiles », Papé entend garder la tête froide au moment d’analyser ce revers historique des Bleus. « Nous n’avons jamais exclu Philippe Saint-André ! On a pris les choses en main et on a arrêté de se faire mâcher le travail. (…) Il faut relativiser notre échec. C’est un échec pour le rugby français qui doit servir pour la suite. »

Estimant que la finale de 2011 était « un résultat en trompe-l’oeil car il y avait déjà des maux profonds dans le rugby français », l’ancien Castrais, qui pense également que les Bleus version 2015 ont manqué de caractère, souhaite que la priorité soit donnée à la jeunesse. « Il y a beaucoup de jeunes talentueux dans cette équipe, j’espère qu’ils prendront du plaisir. (…) Plus il y a de joueurs étrangers, moins les jeunes Français peuvent jouer. » Admettant sans mal que le rugby français traverse une crise profonde - « Toutes les nations avancent et nous, en France, on recule. Ça ne va pas. » - l’homme aux 65 sélections propose de ménager les joueurs : « On ne peut pas demander à des joueurs qui font quarante matchs par saison de gagner la Coupe du monde. »

Face à ce constat, la comparaison avec la situation des Argentins l’interpelle même s’il estime aussi que « le modèle anglais est le meilleur. » « En Argentine, il passe six mois par saison ensemble. Ils jouent tous dans la même franchise. Ils progressent vite. » Et de conclure sur un petit tacle appuyé sur Maxime Mermoz, le centre toulonnais, non-retenu pour le rendez-vous anglais : « Maxime Mermoz parle beaucoup dans les médias. Il n’y a pas que les prestations en club qui comptent. » Ça, c’est dit !

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