Les ventes de médicaments sans ordonnance reculent de 3% en France

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INFOGRAPHIE - Après quatre années de hausse, l'automédication marque un recul de 3%, en raison de la crise et de la hausse des consultations médicales pour la grippe hivernale.

L'automédication souffre. Après quatre années de hausse, les ventes de médicaments sans ordonnance ont affiché en 2013 un recul de 3%, à 2,1 milliards d'euros, indique une enquête de l'Afipa, l'association des fabricants de médicaments. Ce recul tient en partie à «la forte épidémie de grippe qui a incité les patients à consulter leur médecin et à se faire prescrire un traitement».

La baisse des ventes provient aussi du déclin de la fréquentation des officines observé l'an dernier, «lié à la crise et au développement des grandes boîtes des médicaments pour les maladies chroniques», estime Jean-François Derré, directeur associé chez Celtipharm, qui a réalisé l'étude pour l'Afipa. Cette baisse des ventes s'observe aussi pour les médicaments prescrits, en recul de 3,5%, à 25,7 milliards d'euros.

Coût supplémentaire pour la Sécurité sociale

La baisse de l'automédication, c'est-à-dire des traitements que les patients paient de leur poche sans remboursement de la Sécurité sociale, est «un danger pour l'efficience du système de soins», affirme Pascal Brossard, président de l'Afipa. Une baisse de 10% de l'automédication entraînerait une hausse des consultations de près de 6 heures par médecin généraliste et un coût supplémentaire pour la Sécurité sociale de 620 millions d'euros, souligne-t-il.

Top 10 des médicaments

Les laboratoires déjà bien ancrés sur ce marché ont encore accru leur poids en un an. Désormais, les dix premiers acteurs, à commencer par Sanofi (avec le Doliprane) et Boiron (avec Oscillococcinum), détiennent 60,5% du marché. Quant aux prix, ils n'évoluent guère. En six ans, les médicaments à prescription médicale facultative ont légèrement moins progressé que l'inflation, constate l'étude.

Sur le marché des traitements non remboursés, deux petits marchés affichent, en revanche, un «fort dynamisme et une nette croissance». Les dispositifs médicaux, marché dominé par les vernis médicaux ou les couches pour incontinents, progressent de 4,3% pour atteindre un chiffre d'affaires en officine de 622 millions d'euros. Quant aux compléments alimentaires, marché de taille équivalente, ils sont en hausse de 6,2%.

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