Les ventes d'insecticides, solaires et glaces chutent sous l'effet du mauvais temps

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dutourdumonde/shutterstock.com
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(AFP) - Les conditions météorologiques particulièrement mauvaises du printemps ont globalement fait reculer la consommation des ménages en grandes surfaces, affectant particulièrement les insecticides, les produits solaires et les glaces, indique jeudi une étude Iri/Climpact-Metnext.

Alors que le mois de mai 2013 a été "très froid et sans soleil" et que mars a été "quasiment hivernal" et avril "très moyen", dans le même temps, la consommation de produits de grande consommation (PGC) en volume dans les hyper et supermarchés "baissait assez sensiblement (-0,5%)", note les deux instituts dans un communiqué.

"Le lien de cause à effet entre ces deux évènements semble donc assez naturel à établir", estiment-ils.

"C'est la première fois depuis bien longtemps (2008) que nous enregistrons un tel mouvement de repli", soulignent les experts de Iri et de Climpact/Metnext, rappelant qu'au cours des 12 derniers mois, les PGC affichaient une croissance de 0,4%.

Logiquement, les produits les plus météo-sensibles enregistrent les baisses les plus importantes. Ainsi, les ventes d'insecticides ont chuté de 22,6% au cours du printemps, celle de produits solaires de 19% et celle de glaces de 11,3%.

Les boissons sans alcool, les bières ou encore les conserves de thon ou de maïs, composantes souvent essentielles des salades estivales, enregistrent également des baisses sensibles.

En tout, "26 familles de produits subissent un impact négatif de plus de 4% sur leur activité".

À l'inverse, d'autres produits profitent de la mauvaise météo pour enregistrer des regains de consommation.

"Les produits pour le soin des lèvres et des mains ont remplacé les produits solaires, les fromages à raclettes et les choucroutes se sont substitués aux saucisses fraîches du barbecue, les soupes ont été servies à la place des salades composées", notent Iri et Climpact/Metnext.

Toutefois, la météo ne peut seule expliquer le recul global de la consommation en grandes surfaces, ajoutent-ils.

"L"impact de la crise économique" et la "contraction du pouvoir d'achat" sont également à prendre en compte, comme en témoigne le recul marqué des produits frais non laitiers (-1,4%), qui n'est que pour 0,1% dû aux effets météo.

dep/bpi/jag

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  • lorant21 le vendredi 21 juin 2013 à 15:29

    @M4369955: tant que vous n'aurez pas compris que c'est ce qu'on fait depuis 30 ans (donner artificiellement du pouvoir d'acahat), et que le protectionnisme nous fait revenir à l'age de pierre (ou vendre nos Airbus et nos alcools)... Ou, alors, c'est simple, vous vivez sur la planète "fonctionnaire".

  • M4369955 le vendredi 21 juin 2013 à 11:37

    Tant qu'on n'aura pas compris qu'il faut distribuer du pouvoir d'achat ... et pour cela favoriser l'emploi en France ... et pour cela reprendre le contrôle de notre économie à l'europe et adopter un principe simple : l'entreprise qui veut vendre aux français (peut importe la nationalité de l'entreprise) doit produire en France (ou être taxée en douane)... ce qui serait aussi bien meilleur pour notre planete !

  • d.e.s.t. le vendredi 21 juin 2013 à 10:01

    Dramatique: on va avoir droit à l'impôt "mauvais temps" pour sauver les malheureux glaciers?Quand à la baisse "assez sensible" de 0,5%, c'est carrément une catastrophe pour des distributeurs gavés à la croissance !