Les vendeurs immobiliers toujours plus raisonnables

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INFOGRAPHIE - L’écart entre prix de vente initial et tarif final est tombé à 4,65 % à travers la France selon le réseau Orpi. À Paris, cet écart se limite à 2,5 % contre plus de 10 % à Boulogne-sur-Mer et Aurillac.

Plus que jamais, les vendeurs immobiliers se montrent réalistes pour fixer leur prix. Lancé en avril dernier par le réseau immobilier Orpi en en partenariat avec Le Figaro immobilier et Explorimmo, le baromètre des écarts de prix continue à s’orienter à la baisse. Cet indicateur mesure la différence entre le prix de vente réel d’un appartement ou d’une maison et celui auquel ils ont été mis en vente au départ. Un écart résultant des négociations entre acheteur et vendeur voire d’une rectification unilatérale du vendeur.

Alors qu’entre février 2014 et février 2015 cette variation relevée par les agences immobilières Orpi s’affichait déjà à un modeste 4,74 %, elle continue à baisser pour atteindre 4,65 % entre avril 2014 et avril 2015. «La tendance au resserrement des écarts de prix s’affirme, explique Bernard Cadeau, président du réseau Orpi. Nos clients acheteurs sont convaincus qu’il est inutile de continuer à attendre une forte baisse des prix tandis que les vendeurs comprennent que les taux d’intérêt pourraient bien remonter et qu’il est donc plus prudent de vendre rapidement.»

Un «début de fluidité du marché»

L’époque où les biens immobiliers étaient largement surévalués par leur propriétaire semble donc bien révolue et cette tendance qui se confirme mène à un «début de fluidité du marché», selon Bernard Cadeau. Alors que la reprise de la construction se fait tout doucement, le principal gisement immobilier reste donc l’ancien qu’il faut continuer à rénover et à afficher à des tarifs les plus attrayants possible. Cette modération des prix réclamés participent directement à une diminution des délais de vente, relevée par les agents immobiliers Orpi.

Entre avril dernier et avril 2014, le prix moyen d’un logement en France dépassait légèrement les 200.000 euros (200.960 euros exactement) alors qu’il était mis en vente à 210.750 euros. C’est pour les grandes surfaces (5 pièces et plus) que l’écart est le plus fort, s’affichant à 5,1 % alors qu’il n’est que de 4,15 % pour les deux pièces. Les disparités entre villes restent, elles, plus importantes encore: à peine 2,5 % dans la capitale contre 11 % à Boulogne-sur-Mer, 10,1 % à Aurillac et 9,8 % à Béziers. Ponctuellement, selon les villes, un type de logement surreprésenté ou sous-représenté présente des écarts de prix atypiques. Visiblement, Strasbourg manque de 2 pièces (-1,75 %) et Bordeaux de 4 pièces (-1,95 %). A l’inverse, l’offre de grandes surfaces à Lille (ou les tarifs) est trop importante débouchant sur une correction de 8,8 %, tout comme celle de deux pièces à Marseille (-7,5 %).

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  • broc_058 le mardi 9 juin 2015 à 09:46

    Tant que le gouvernement ne taxera pas leur plus values, on aura un marché qui ne correspond pas à la valeur des biens par rapport au pouvoir d achat des français. On maintient un prix artificiel pour permettre aux investisseurs à crédit de payer leur échéances. Si le marché n était pas mauvais, les grandes banques ne vendraient pas leurs parts de leurs sociétés immobilières

  • c.voyant le mardi 9 juin 2015 à 08:19

    Les prix sont surévalués de 250% si nous les comparons à l'évolution du revenu des Français, il y a encore de la marge à la baisse!