Les valeurs suivies à la clôture de la Bourse de Paris

le
0

PARIS (Reuters) - Liste des valeurs du jour vendredi à la Bourse de Paris qui a clôturé en baisse au lendemain de la demande de Lisbonne de reporter à fin août la prochaine évaluation de son plan de sauvetage.

Les intervenants ont également négativement réagi au moral des ménages américains qui s'est dégradé en juillet.

L'indice CAC 40 a fini en repli de 0,36% à 3.855,09 points, ramenant à 2,7% son gain sur la semaine, le plus élevé depuis début mai.

* SCHNEIDER ELECTRIC (-4,06% à 55,70 euros) a accusé la plus forte baisse du CAC 40 et du SBF 120, les investisseurs craignant un risque de surenchère et de financement partiel par augmentation de capital pour l'OPA amicale envisagé par le français sur le britannique Invensys (+15,43%).

* PERNOD RICARD a abandonné 2,42% à 87,53 euros, la valeur n'ayant pas réussi à franchir ses moyennes mobiles à 50 jours (à 90,6 euros) et 200 jours (à 90,87 euros).

* ALSTOM a perdu 2,03% à 24,64 euros. Natixis a abaissé son objectif de cours de 34 à 33 euros sur la valeur, anticipant un recul "très marqué" des commandes du groupe au titre de son premier trimestre 2013-2014, selon un trader.

* Le secteur des UTILITIES (-1,71%) a accusé la plus forte baisse sectorielle en Europe. Les groupes énergétiques espagnols (-3,98%) ont été plombés par l'impact du projet de Madrid de baisser les prix de l'électricité en Espagne.

GDF SUEZ a perdu 1,07% à 15,315 euros, VEOLIA ENVIRONNEMENT 0,95% à 9,488 euros et SUEZ ENVIRONNEMENT 1,61% à 10,11 euros.

EDF a toutefois gagné 0,94% à 19,925 euros, soutenu par un relèvement d'objectif de cours de HSBC sur le titre, de 21 à 24 euros, en réaction à l'annonce d'une augmentation des tarifs de l'électricité pour les ménages français en 2013 et en 2014.

* Les GROUPES TELECOMS de la zone euro ont reculé de 1,15%, Telecom Italia ayant lâché 4,73% après l'accord provisoire donné par l'autorité de régulation du secteur à une réduction des redevances versées par les concurrents de l'opérateur historique italien pour l'utilisation de son réseau de téléphonie fixe.

ORANGE a fini en repli de 1,18% à 7,287 euros, VIVENDI de 0,92% à 15,13 euros, et, hors CAC, ILIAD a perdu 2,16% à 174 euros.

* Le SECTEUR DES RESSOURCES DE BASE a lâché 1,28% dans le sillage des cours du cuivre (-0,6%), les investisseurs attendant avec une certaine fébrilité les chiffres de la croissance chinoise du deuxième trimestre qui seront publiés lundi matin.

ERAMET a cédé 1,53% à 68,08 euros, ARCELORMITTAL 1,03% à 9,326 euros et APERAM 0,45% à 8,593 euros.

* Les VALEURS BANCAIRES de la zone euro (-0,97%) ont pâti des craintes sur le Portugal et de la remontée des taux d'emprunt d'Etat portugais à 10 ans.

CREDIT AGRICOLE a perdu 0,87% à 6,745 euros, BNP PARIBAS 0,26% à 44,01 euros. En revanche, SOCIETE GENERALE a mieux résisté (+0,07% à 27,895 euros).

* A rebours de tendance, STMICROELECTRONICS (+3,08% à 7,405 euros) a fini en tête des hausses du CAC 40, la valeur rebondissant sur sa moyenne mobile à 50 jours (à 7,188 euros).

Des analystes se disent confiants dans la publication des résultats trimestriels que présentera le groupe le 22 juillet, certains espérant même une bonne surprise du côté des perspectives.

* CAPGEMINI (+1,8% à 39,945 euros) a bénéficié de la publication trimestrielle de la SSII indienne Infosys, qui a conservé son objectif d'une croissance de 6-10% pour son exercice 2013-2014.

ATOS a progressé de 0,45% à 57,83 euros tandis que l'indice sectoriel européen s'est adjugé 1,28%.

* RENAULT a gagné 1,3% à 56,78 euros avec son secteur européen (+2,48%), plus forte hausse sectorielle en Europe, soutenu par Daimler (+6,17%), qui a dégagé un résultat opérationnel de 5,2 milliards d'euros au deuxième trimestre grâce à la cession de ses titres EADS.

* PSA a progressé de 4,24% à 7,869 euros, plus forte hausse du SBF 120. L'Etat français a décidé de s'adjoindre le conseil d'une banque d'affaires sur le dossier.

* VALEO a gagné 3,47% à 56,28 euros, des brokers ayant relevé leur recommandation et/ou leur objectif de cours sur la valeur après que le directeur général de l'équipementier automobile a estimé jeudi soir que la production automobile pourrait être en train de toucher le creux de la vague en Europe.

Alexandre Boksenbaum-Granier, Raoul Sachs, édité par Matthias Blamont

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant