Les valeurs suivies à la clôture de la Bourse de Paris

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LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE PARIS
LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE PARIS

PARIS (Reuters) - Les valeurs suivies jeudi à la Bourse de Paris, qui a mis un terme à trois séances consécutives de baisse, des résultats d'entreprises jugés solides et rassurants et la croissance américaine ayant compensé les craintes liées à la perspective, pour l'heure différée, d'une intervention militaire occidentale en Syrie.

L'indice CAC 40 a gagné 0,65% à 3.986,35 points, après avoir abandonné 2,6% au cours des deux séances précédentes sur fond de crise géopolitique :

* CARREFOUR (+5,6% à 24,06 euros) a signé la plus forte hausse du SBF 120 après avoir annoncé une forte progression de ses résultats en France au premier semestre, tandis que ses marges ont reculé à l'international.

* ACCOR a avancé de 3,52% à 28,49 euros, Citigroup ayant relevé son conseil de "vendre" à "neutre" sur la valeur, le broker, qui espère une amélioration des résultats l'an prochain à la faveur du plan d'économies, estimant que le "pire est derrière nous".

* De nombreuses VALEURS CYCLIQUES, qui avaient été lourdement pénalisées ces derniers jours par les inquiétudes entourant la Syrie, ont repris des couleurs sur fond de nette accélération de la croissance américaine au deuxième trimestre.

CAPGEMINI a pris 3,41% à 42,49 euros, LAFARGE 2,61% à 46,735 euros, MICHELIN 2,27% à 73,88 euros et SAINT-GOBAIN 1,96% à 35,16 euros. Hors CAC, PLASTIC OMNIUM s'est octroyé 4,395% à 50,12 euros. L'indice Stoxx du secteur automobile européen s'est adjugé 1,81% et celui de la construction 0,65%.

* Les BANCAIRES européennes (+0,9%) ont également été recherchées dans le sillage des établissements italiens (+2%) après le compromis politique trouvé la veille en Italie sur la réforme de la taxe d'habitation, supprimant du même coup l'une des sources de tension au sein de la coalition gauche-droite au pouvoir dans le pays.

SOCIETE GENERALE a progressé de 1,8% à 33,67 euros, CREDIT AGRICOLE de 1,21% à 7,85 euros et BNP PARIBAS de 0,14% à 48,39 euros.

* Le SECTEUR TELECOMS européen (+3,33%) a fini en tête des hausses sectorielles européennes, soutenu par l'annonce de la reprise des discussions entre Vodafone (+8,16%) et Verizon en vue de céder à ce dernier les 45% que le britannique détient dans leur coentreprise aux Etats-Unis.

VIVENDI, qui a fait état d'une baisse moins forte qu'attendu de ses résultats au deuxième trimestre , a grimpé de 1,6% à 15,595 euros.

ORANGE a fini sur un gain de 1,66% à 7,705 euros et ILIAD, qui publiera ses résultats semestriels vendredi, a avancé de 0,56% à 179,55 euros.

* En revanche, BOUYGUES (-3,81% à 24,365 euros) n'a pas profité de la bonne orientation du secteur des télécoms et accusé la plus forte baisse du SBF 120, Barclays et Natixis ayant abaissé leur conseil sur la valeur, passant d'"achat" à "neutre".

* PERNOD RICARD a perdu 1,85% à 89 euros, le groupe étant jugé trop discret sur 20103-2014 après une hausse de ses résultats annuels à fin juin 2013 malgré un environnement moins porteur en Chine.

* ESSILOR (-1,11% à 83,76 euros) a ajusté en baisse son objectif de ventes pour 2013, la situation économique l'incitant à une prudence accrue. Mais le spécialiste de l'optique compte sur ses nouveaux produits et une poursuite des acquisitions pour améliorer encore sa profitabilité dans le futur.

* L'OREAL a reculé de 0,41% à 122,40 euros avant la publication de ses résultats semestriels. Nestlé garde toutes les options ouvertes concernant l'avenir de sa participation dans L'Oréal, a déclaré dans la presse le président du groupe suisse, précisant cependant pour la première fois que la clause de préemption liant Nestlé à la famille Bettencourt ne serait pas prolongée.

* GEMALTO a fini en repli de 0,13% à 83,69 euros après avoir inscrit en séance un nouveau plus haut historique à 89,16 euros (+6,4%) à la suite de la nouvelle confirmation des objectifs financiers pour 2013 du groupe qui a enregistré des performances en ligne avec les attentes du marché sur les six premiers mois de l'année.

* EIFFAGE a cédé 3,04% à 40,50 euros sur des prises de bénéfices et des abaissements de recommandation après un premier semestre dynamique mais qui avait été anticipé par le marché. Le groupe de BTP et de concessions a aussi annoncé le gel de discussions avec l'Etat sur le plan de relance autoroutier de 3,7 milliards d'euros.

Deutsche Bank a abaissé son conseil d'"acheter" à "conserver" et CM-CIC Securities d'"acheter" à "accumuler".

* MAUREL ET PROM (+2,42% à 12,70 euros) pense dépasser ses objectifs de production d'ici la fin de l'année à la faveur d'une activité prometteuse au Gabon, où sa production pétrolière a augmenté de 36% au premier semestre sur un an.

* WENDEL s'est adjugé 2,36% à 92,33 euros. La holding a annoncé que le groupe de chimie Materis, dont elle détient 75%, avait enclenché le processus de vente de sa filiale Parex, spécialisée dans les mortiers industriels, et avait mandaté les banques BNP Paribas et Rothschild pour mener cette opération.

Alexandre Boksenbaum-Granier et Raoul Sachs, édité par Dominique Rodriguez

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