Les valeurs suivies à la clôture de la Bourse de Paris

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LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE PARIS
LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE PARIS

PARIS (Reuters) - Les valeurs suivies jeudi à la Bourse de Paris, qui a clôturé pratiquement inchangée, après des statistiques économiques jugées mitigées entre la zone euro et les Etats-Unis tandis que la Banque mondiale a revu à la baisse ses perspectives de croissance pour 2014.

L'indice CAC 40, qui a ouvert la séance avec une demi-heure de retard en raison de problèmes techniques, a fini en baisse de 0,02% à 4.554,40 points.

* Les TÉLÉCOMS ont une nouvelle fois été au centre de l'attention des investisseurs sur fond de consolidation du secteur en France, où le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, a réaffirmé la volonté du gouvernement de ramener à trois le nombre d'opérateurs mobiles au lendemain de l'annonce par Bouygues Telecom (Bouygues) d'un projet de suppression de plus de 1.500 emplois.

ILIAD (+6,31% à 235 euros) a signé la plus forte hausse du SBF 120, imitée par BOUYGUES (+5,15% à 33,67 euros) sur le CAC 40. NUMERICABLE a grimpé de 5,245 % à 46,25 euros et ORANGE de 1,31% à 12,375 euros.

* Le SECTEUR de l'ÉNERGIE (+1,19%) a enregistré la meilleure performance sectorielle en Europe dans le sillage des cours du pétrole, le baril de brut léger américain gagnant 1,4% vers 18h, avec l'escalade des tensions en Irak.

TOTAL a pris 1,3% à 52,39 euros.

* ALSTOM s'est octroyé 0,22% à 29,57 euros. L'allemand Siemens et les japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et Hitachi envisagent une offre de rachat de la branche énergie d'Alstom qui maintiendrait une présence du français dans ce secteur, ont dit à Reuters des sources proches du groupe allemand et du gouvernement français.

* BNP PARIBAS a avancé de 0,23% à 51,46 euros après l'annonce du départ à la retraite du directeur général délégué de la banque, Georges Chodron de Courcel, mis en cause par les régulateurs américains dans l'enquête sur des transactions en dollars avec des pays sous embargo américain.

* De son côté, SOCIÉTÉ GÉNÉRALE a perdu 1,2% à 42,635 euros, avec le secteur bancaire européen (-0,31%), plombé par Millennium BCP (-6,14%) et de nouvelles rumeurs d'augmentation de capital en préparation pour la deuxième banque cotée portugaise.

* AXA a reculé de 1,05% à 18,29 euros, des stratégistes redoutant un krach obligataire avec une course au rendement se manifestant par une prise de risque toujours plus élevée dans un environnement de taux faible.

L'indice Stoxx des assureurs européens a fini en baisse de 0,42%.

* GDF SUEZ a perdu 1,3% à 20,525 euros, plus forte baisse du CAC 40, la valeur reprenant son souffle après avoir été surachetée ces derniers jours sur le plan technique et avoir gagné 5,5% entre le 21 mai et le 10 juin.

* PUBLICIS a lâché 1,16% à 63,11 euros, la valeur testant sa moyenne mobile à 200 jours, à 63,13 euros après avoir échoué à franchir une résistance technique autour de 64 euros.

* Le SECTEUR des RESSOURCES de BASE (-1,44%) a accusé la plus forte baisse sectorielle en Europe dans le sillage du recul des cours des métaux, le cuivre lâchant 1% vers 18h en raison de craintes autour de la Chine et le nickel 1,7% sur des prises de bénéfices après un gain de 32% depuis le début de l'année.

APERAM a cédé 1,6% à 22,80 euros, ERAMET 0,97% à 93,77 euros et ARCELORMITTAL 0,8% à 11,195 euros.

* AIR FRANCE-KLM a encore perdu 3,58% à 10,65 euros, au lendemain d'une chute de 7%, suite à un nouvel avertissement sur résultats dans le secteur, lancé cette fois-ci par Aer Lingus (-3,22%), qui a évoqué les conséquences de la menace de nouvelles grèves (La dépêche en anglais). Mercredi, LUFTHANSA (-1,35%) a chuté de 14% après a fait savoir qu'elle n'atteindrait pas ses objectifs de résultats 2014 et 2015 en raison, notamment, de l'impact des grèves de pilotes qui ont récemment perturbé ses activités.

* NEXITY (+2,39% à 32,295 euros) a lancé une émission d'obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions nouvelles ou existantes (Oceane) à échéance 1er janvier 2020 d'un montant nominal initial de 156,52 millions d'euros pouvant atteindre près de 180 millions d'euros en cas d'exercice en totalité d'une option de surallocation de 15%. La valeur nominale unitaire des Obligations a été fixée à 43,34 euros.

(Alexandre Boksenbaum-Granier et Raoul Sachs, édité par Matthieu Protard)

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