Les valeurs suivies à la clôture de la Bourse de Paris

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LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE PARIS
LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE PARIS

PARIS (Reuters) - Les valeurs suivies jeudi à la Bourse de Paris, qui a fini en baisse après cinq séances consécutives de hausse, le marché marquant une pause avant la réunion de la BCE la semaine prochaine.

L'indice CAC 40 a reculé de 0,2% à 4.416,08 points après avoir pris 6,49% au cours des cinq séances précédentes.

* Le SECTEUR EUROPÉEN DE LA SANTÉ (-2,43%) a accusé l'une des plus fortes baisses sectorielles en Europe, après l'avertissement de Moody's sur les risques croissants de pression sur les prix dans l'industrie pharmaceutique.

SANOFI (-2,47% à 71,83 euros) a enregistré le repli le plus marqué du CAC 40 et IPSEN a abandonné 1,61% à 48,21 euros. Hors CAC, SARTORIUS STEDIM BIOTECH a perdu 3% à 356 euros.

* De nombreuses VALEURS offrant un PROFIL DÉFENSIF ont été délaissées alors que des gérants jugent leur valorisation élevée.

L'ORÉAL a cédé 1,64% à 153,20 euros, ESSILOR 1,27% à 108,75 euros et DANONE 0,46% à 63,04 euros.

* ACCORHOTELS a reculé de 1,61% à 39,475 euros alors que, selon l'agence Bloomberg, le groupe envisagerait de faire une offre de rachat sur Carlson Rezidor Hotel Group, qui possède notamment les hôtels Radisson.

* ILIAD (-4,31% à 215,25 euros) a accusé la plus forte baisse du SBF 120, la valeur ayant enfoncé sa moyenne mobile à 50 jours, à 221,563 euros, et se reposant sur un support technique vers 214-216 euros après avoir buté contre une résistance à 230 euros.

* UBISOFT s'est replié de 2,88% à 26,805 euros sur des prises de profit, l'éditeur de jeux vidéo ayant pris 45,34% entre les 12 février et 2 mars en raison de la bataille entre Vivendi et la famille Guillemot.

* En revanche, plusieurs VALEURS CYCLIQUES et BANCAIRES ont encore profité des espoirs du marché en faveur d'un nouveau coup de pouce de la BCE. PSA s'est adjugé 3,41% à 15,03 euros, SCHNEIDER ELECTRIC 1,49% à 55,77 euros et SAINT-GOBAIN 1,21% à 37,245 euros. BNP PARIBAS a gagné 0,56% à 45,735 euros et SOCIÉTÉ GÉNÉRALE 0,23% à 34,46 euros.

* LAFARGEHOLCIM (+4,29% à 39,39 euros) a clôturé en tête des hausses du CAC 40, de nouvelles spéculations sur la vente des actifs du cimentier en Inde s'ajoutant aux espoirs du marché en faveur de mesures de soutien économique supplémentaires de part de la Banque centrale européenne.

* Les VALEURS liées aux MATIÈRES PREMIÈRES ont à nouveau gagné du terrain dans le sillage de la hausse des cours des métaux (+1,15% pour le cuivre vers 17h30) et d'une résistance des prix du pétrole (+0,55% à 34,85 dollars pour le baril de brut américain).

ARCELORMITTAL a gagné 3,14% à 4,301 euros et TECHNIP 2,77% à 46,865 euros. Hors CAC, VALLOUREC (+17,13% à 6,60 euros) a signé la plus forte progression du SBF 120 et MAUREL & PROM s'est octroyé 6,91% à 2,94 euros. Même CGG, qui a pourtant creusé ses pertes en 2015, a avancé de 3,03% à 0,68 euro.

* ARKEMA (+8,79% à 63 euros) aborde 2016 avec confiance après avoir profité en 2015 de l'intégration de Bostik, le numéro trois mondial des adhésifs racheté à Total, et de la montée en puissance de sa nouvelle plate-forme de thiochimie en Malaisie.

* GTT a grimpé de 7% à 29,64 euros, Société générale étant passé à l'achat sur la valeur sur la base de fondamentaux jugés plus solides.

* ZODIAC AEROSPACE (+5,5% à 16,775 euros) a continué son rebond, JPMorgan estimant dans une note qu'une cession par les familles actionnaires de référence n'est plus complètement impossible et qu'une annonce de restructuration est probable.

* JCDECAUX (+3,81% à 37,60 euros) anticipe un début d'année robuste après une année 2015 marquée par une hausse à deux chiffres de son résultat d'exploitation et de son résultat net à la faveur de gains de contrats et du renforcement de sa présence dans le digital.

* MANITOU, qui avait pris 21,35% entre le 11 février et le 2 mars, a reculé de 2,53% à 15,40 euros malgré la confirmation de sa prévision de croissance pour 2016 avec une nouvelle amélioration attendue de sa rentabilité opérationnelle après une nette progression en 2015.

(Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Cyril Altmeyer)

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