Les valeurs suivies à la clôture à la Bourse de Paris

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LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE PARIS
LA CLÔTURE DE LA BOURSE DE PARIS

PARIS (Reuters) - Les valeurs du jour mercredi à la Bourse de Paris, qui a terminé la séance pratiquement inchangée à la veille de la très attendue réunion mensuelle de la BCE à l'issue de laquelle le marché espère l'annonce de nouvelles mesures.

L'indice CAC 40 a reculé de 0,06% à 4.501 points:

* BOUYGUES (-3,15% à 33 euros) a accusé la plus forte baisse de l'indice CAC 40 dans des volumes nourris (près de deux fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois), Kepler Cheuvreux jugeant peu attrayant le couple risque-rendement présenté par le groupe de BTP et le marché trop optimiste sur d'éventuelles cessions d'actifs.

* Le secteur énergétique européen (-0,95%) a accusé la plus forte baisse sectorielle en Europe, pénalisé par la compagnie pétrolière espagnole Repsol (-3,62%), notamment victime en Bourse de la vente d'une participation de 7,86% de la part de Pemex.

TOTAL a cédé 1,33% à 50,58 euros.

* De nombreuses VALEURS CYCLIQUES ont souffert de l'attentisme des investisseurs avant la réunion de la BCE, le marché craignant de miser sur les mauvais titres avant de connaître la décision de l'institution de Francfort et l'éventuelle nature de ses mesures, si mesures il y a.

VALLOUREC a lâché 1,17% à 39,78 euros, CAPGEMINI 0,96% à 53,71 euros, ARCELORMITTAL 0,41% à 11,05 euros, SCHNEIDER ELECTRIC 0,33% à 69,16 euros et, hors CAC 40, PSA a perdu 1,64% à 9,984 euros. L'indice Stoxx du secteur automobile européen a fini en repli de 0,56%.

* PUBLICIS a abandonné 0,89% à 60,94 euros. Nomura a abaissé son conseil sur la valeur d'"acheter" à "neutre", l'intermédiaire continuant de se montrer sceptique sur les tendances opérationnelles sous-jacentes du groupe.

* En revanche, LAFARGE (+3,16% à 65 euros) a fini en tête des hausses du SBF 120. Le titre, en progression de 0,4% à la mi-journée, a accru ses gains en début d'après-midi, tout comme l'action Holcim (+2,76%), des traders citant une information de presse selon laquelle des fonds de capital investissement réfléchiraient à une offre sur des actifs des deux cimentiers.

* CREDIT AGRICOLE a gagné 1,4% à 11,55 euros, la valeur testant sa moyenne mobile à 50 jours, à 11,48 euros, après un rebond sur un support technique vers 11,40 euros.

* De son côté, BNP PARIBAS a avancé de 1,16% à 51,50 euros. François Hollande plaide pour un règlement "raisonnable" du contentieux de BNP Paribas avec les Etats-Unis, dans un courrier adressé à Barack Obama dans lequel le président français s'inquiète de l'impact des sanctions envisagées, jugées disproportionnées.

* UBISOFT (+2,87% à 15,06 euros) a annoncé que son jeu vidéo "Watch Dogs" avait réalisé un record de ventes, avec plus de quatre millions d'unités commercialisées une semaine après sa sortie.

* ILIAD a progressé de 2,03% à 236,65 euros. Free mobile talonne SFR en termes de déploiement du très haut débit mobile "4G", selon des chiffres dévoilés mardi par l'agence nationale des fréquences (ANFR).

* ARKEMA s'est adjugé 0,84% à 74,81 euros. Crédit suisse a relevé son conseil sur la valeur de "neutre" à "surperformer", le broker considérant le titre comme l'une des plus belles valeurs du secteur de la chimie et estimant que la révision à la baisse des résultats est désormais bien intégrée dans les cours.

* SOLOCAL GROUP (-4,71% à 0,81 euro) a accusé la plus forte baisse du SBF 120. La valeur n'a pas réussi à rester durablement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours, à 0,84 euro, le titre l'ayant enfoncé en matinée après deux séances complètes au-dessus de ce niveau technique.

* JCDECAUX a terminé en baisse de 2,67% à 28,625 euros. Société générale a décidé de maintenir son conseil de vente sur le titre en raison d'une valorisation élevée au regard des performances affichées par le groupe à long terme, le broker soulignant notamment les difficultés de JCDecaux à s'abstraire des pressions déflationnistes impactant l'ensemble du secteur, la volatilité des marges et une intensité capitalistique élevée (i.e. la nécessité de mobiliser un grand nombre d'actifs pour générer du revenu).

(Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)

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