Les valeurs à suivre à la mi-séance à la Bourse de Paris

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LA BOURSE DE PARIS DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE
LA BOURSE DE PARIS DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les valeurs à suivre lundi à la Bourse de Paris, en baisse à la mi-séance après sa hausse enregistrée pour la première semaine de l'année, le secteur bancaire limitant cependant les pertes du marché à la suite du délai supplémentaire accordé par le Comité de Bâle sur la constitution des réserves de liquidités des banques.

A 12h27, l'indice CAC 40, qui a pris 3% la semaine dernière, cède 0,62% à 3.707 points.

* Les VALEURS PETROLIÈRES européennes (-0,93%) cèdent du terrain dans le sillage des cours de l'or noir (-0,5% pour le baril de brut léger américain). TOTAL est en repli de 1,77% et TECHNIP de 1,68%.

* Les CYCLIQUES sont de nouveau orientées à la baisse de manière générale, toujours pénalisées par la perspective d'un ralentissement de l'économie mondiale en début d'année et les doutes qui se font jour au sein du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine sur sa politique de rachats d'actifs pour stimuler la croissance.

GEMALTO recule de 2,02%, plus forte baisse du CAC 40, SOLVAY de 1,73% et RENAULT de 1,4%. L'indice Stoxx des valeurs technologiques cède 0,63% et celui des ressources de base 0,54%.

* VIVENDI (-1,79%) et ILIAD (-1,2%) restent sous pression. Selon la radio BFM Business la semaine dernière, l'Autorité de la concurrence s'est opposée à l'idée d'un rapprochement entre l'opérateur de téléphonie mobile SFR et son concurrent Free.

FRANCE TELECOM lâche 0,86% et l'indice Stoxx du secteur des télécoms en Europe est inchangé (-0,03%).

* Les UTILITIES européennes (-1,2%, plus forte baisse sectorielle en Europe) restent plombées par les craintes entourant la situation budgétaire des Etats et des collectivités.

EDF abandonne 1,56%, GDF SUEZ 1,25% et VEOLIA ENVIRONNEMENT 0,71%.

* A rebours de tendance, les VALEURS BANCAIRES de la zone euro (+2,05%) profitent de la décision du Comité de Bâle d'assouplir les nouveaux ratios de liquidité et d'accorder aux banques plus de flexibilité pour se constituer des réserves.

CREDIT AGRICOLE s'octroie 4,38%, SOCIETE GENERALE 2,74% et BNP PARIBAS 2,6%, plus fortes hausses du CAC 40.

* FAURECIA (+8,13%) signe la plus forte hausse du SBF 120 et PSA prend 5,41% sur fond d'espoir d'un désengagement du constructeur automobile de l'équipementier, évoqué dans une note d'analyste.

* TECHNICOLOR gagne 5,53%, les investisseurs spéculant sur une annonce que le groupe français de services au cinéma et à la télévision doit faire après la clôture du marché.

* NICOX progresse de 3,39% à 2,59 euros dans des volumes très élevés représentant 3,4 fois leur moyenne des trois derniers mois, la biotech française testant de nouvelles résistances techniques importantes entre 2,6 et 2,7 euros.

* AIR FRANCE-KLM gagne 2,59%. Le groupe a démenti une information du quotidien Il Messaggero disant qu'il est en discussions "avancées" en vue d'une prise de contrôle d'ici l'été de la compagnie italienne Alitalia.

Le groupe espère par ailleurs conclure au premier trimestre les négociations avec Rolls-Royce sur la motorisation des long-courriers A350 dont la commande à Airbus a été annoncée il y a plus d'un an.

Air France a de son côté présenté une nouvelle offre commerciale avec des prix cassés et des options payantes, imitant le modèle des compagnies à bas coûts qui lui ont ravi des parts de marché en Europe.

* GROUPE GORGÉ est en hausse de 3,31% dans des volumes représentant 2,7 fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois, le groupe spécialisé notamment dans le secteur de la sécurité ayant annoncé l'acquisition de la société néerlandaise Van Dam.

* EGIDE (-5,05%) a fait état d'un chiffre d'affaires 2012 de 25,6 millions d'euros, en baisse de 4,8% sur un an, en raison de la faible demande en télécoms optique. Le fabricant de boîtiers hermétiques pour composants électroniques sensibles a prévenu qu'en l'absence de reprise significative de l'économie mondiale, ses ventes resteraient stables sur les deux prochains trimestres.

Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez

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