Les vacanciers français plus que jamais indécis sur leur destination

le , mis à jour à 09:39
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Les vacanciers français plus que jamais indécis sur leur destination
Les vacanciers français plus que jamais indécis sur leur destination

Commerçante dans les environs de Coulommiers (Seine-et-Marne), Marie n'a toujours pas réussi à décider où elle partirait en vacances avec ses trois fils et son mari. Ni même d'ailleurs si elle allait partir. « J'ai lancé deux coups de sonde pour louer un bungalow dans un camping, un en Aquitaine, l'autre dans la Drôme, explique cette mère de famille trentenaire. Il restait encore de la place pour les deux premières semaines d'août, qui m'intéressent. J'hésite toujours. C'est la première fois que je tarde autant. D'habitude à Pâques, tout est déjà réservé. »

 

Comme des centaines de milliers de vacanciers Français, Marie repousse le moment pour réserver ses congés d'été. Si, selon les derniers chiffres du syndicat des tour-opérateurs français (Seto), les réservations pour le mois de juillet sont en hausse de 4,7 % par rapport à l'an dernier, celles pour le mois d'août, le plus couru d'habitude, accusent un retard de 13 % ! « Il reste encore 44 % des ventes à conclure, observe René-Marc Chikli, le président du Seto, ce qui représente près de 450 000 clients. »

 

Un attentisme qui risque de payer, car les offres chez les principaux voyagistes et hébergeurs restent importantes et certains cassent les prix pour accélérer les ventes. Pour Jean-Pierre Nadir, président du comparateur d'offres en ligne Easyvoyage.com, « cette situation confirme une tendance qui s'impose depuis cinq ou six ans : 20 % des ventes d'été se font à la dernière minute, et même 5 % à la dernière seconde. L'an dernier, le site Lastminute.com mettait en ligne le samedi matin des semaines tout compris en Tunisie à seulement 300 €... avec des départs l'après-midi même ! »

 

L'effet Euro 

 

La météo pourrie depuis des semaines dans la moitié nord du pays n'incite guère non plus à s'imaginer en vacances, surtout pour ceux qui ont l'habitude de partir en France. A cause d'elle, Marie s'avoue « pas ...

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