Les vacances au camping cartonnent toujours en France

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La fréquentation des hôtels et autres hébergements touristiques a reculé de 1,4% l'an dernier, selon l'Insee. Seuls les campings ont enregistré une hausse des nuitées, tirés par les établissements de luxe.

Apparemment, il fait bon dormir en plein air en France. Les campings ont tiré leur épingle du jeu l'été dernier, en attirant un peu plus de touristes (+0,3% à près de 110 millions de nuitées) que la saison estivale précédente. Globalement, selon l'Insee, la fréquentation des hébergements touristiques a reculé de 1,4% en 2014. «Suivant un mouvement amorcé en 2011, les nuitées des touristes (...) continuent de baisser dans la plupart des hébergements collectifs, concurrencés par d'autres destinations et d'autres modes d'hébergement», relève l'institut. La concurrence des hébergements proposés par les particuliers, via des sites de réservation en ligne comme Airbnb, reste rude.

Toujours est-il que «les campeurs français ont été fidèles au rendez-vous du cœur de saison» l'an dernier, avec 56 millions de nuitées sur les seuls mois de juillet et août. La fréquentation française dans les campings a atteint 73 millions de nuitées, en hausse de 1,4% en 2014, soit une progression de plus d'un million de nuitées. En 2013, elle avait déjà grimpé de 1,2%. À titre de comparaison, la clientèle française a reculé de 2,2% dans les hôtels l'an dernier. Loin derrière les campeurs français, la fréquentation étrangère est dominée par les Néerlandais (13,4 millions de nuitées), devant les Allemands (7,4 millions) et les Anglais (6,3 millions).

Mais les adeptes du camping ne renoncent pas pour autant à leur confort. Comme pour les hôtels, en effet, les campings classés affichent un meilleur taux d'occupation que les non-classés (38% contre 24%). Ils ont vu leur fréquentation progresser de 0,6% l'an dernier, grâce aux «emplacements équipés», c'est-à-dire réservés aux chalets, bungalows ou mobil-homes, qui ont grimpé de 2,9%. Les emplacements nus, à l'inverse, ont perdu 1,9% de nuitées. «La demande croissante de la clientèle pour différentes prestations se traduit également par la performance des campings haut de gamme», souligne l'Insee. Les nuitées dans les campings 4 étoiles ont bondi de 3,4 % et ont porté la hausse globale de l'hôtellerie de plein air.

Vacances «fractionnées»

À part les campings, les hébergements de vacances font grise mine. Dans les hôtels, qui assurent la moitié des 398 millions de nuitées en hébergement collectif avec 198,4 millions de visites en 2014, la baisse de 1,5 % représente 3 millions de nuitées. Les autres types d'établissements - résidences de tourisme (-2%) ou villages vacances, auberges de jeunesse, etc. (-6,4%) - ne s'en sortent guère mieux. Pour tous les types d'hébergements touristiques, en outre, la durée moyenne de séjour est en baisse (- 0,9 % en moyenne). «Les modes de réservation actuels facilitent le fractionnement d'une période de vacances en plusieurs séjours touristiques dans autant d'hébergements différents», souligne l'Insee.

«Le repli global de fréquentation est un peu moins marqué de la part des touristes résidant à l'étranger (- 1,2 %) que de celle des touristes résidant en France (- 1,5 %).» Selon les chiffres provisoires dévoilés mardi par la Direction générale des entreprises (DGE), l'Hexagone a attiré 83,7 millions de visiteurs étrangers l'an dernier et reste ainsi la première destination touristique mondiale, devant les États-Unis.

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  • surfer1 le mercredi 8 avr 2015 à 16:30

    1000 euros la semaine pour dormir dans un bout de plastique...Non merci !

  • KAFKA016 le mercredi 8 avr 2015 à 13:30

    Evidemment les Français préfèrent le camping aux Hotels de luxe....les tziganes au bord du perif aussi !!!