Les utilisateurs d'Airbnb devront payer une taxe en Catalogne

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La région - et notamment la ville de barcelone - durcit le ton pour les particuliers qui louent des chambres via des sites comme Airbnb. Le temps sera désormais compté. Et une taxe devra être payée.

En Catalogne, les particuliers qui louent des chambres à travers des sites internet comme Airbnb ne pourront le faire que pour un temps et un nombre de chambres limités et devront s’acquitter d’une taxe, a annoncé le gouvernement régional. Cette décision, annoncée mardi dans un communiqué, doit permettre «d’ordonner et de réglementer l’offre d’hébergement touristique» dans cette région du Nord-Est de l’Espagne, l’une des plus touristiques du troisième pays le plus visité au monde.

Les propriétaires devront verser 0,65 euro par nuit pour les logements situés à Barcelone, ville qui accueille quelque 27 millions de touristes par an, et 0,45 euro pour ceux situés hors de la ville. De plus, la location sera limitée à deux chambres au maximum et à quatre mois par an. Le propriétaire devra également informer les autorités locales de l’usage touristique de son logement et il devra y passer la nuit durant le séjour des locataires.

Des accords avec Amsterdam, Washington ou Chicago

Selon une étude réalisée par l’organisation professionnelle des hôteliers espagnols, l’offre pour les locations touristiques entre particuliers a dépassé en 2014 celle des hôtels et des autres types d’hébergements traditionnels. La seule ville de Barcelone concentre à elle seule plus de 137.000 lits sur les plateformes collaboratives, soit presque le double de l’offre conventionnelle, selon cette étude.

Récemment la nouvelle maire de la ville, Ada Colau, ex-militante anti-expulsions, a annoncé le gel pour un an de l’attribution de nouvelles licences hôtelières afin d’éviter la saturation touristique dans les quartiers les plus fréquentés, qui génère un mécontentement croissant chez les habitants. Ces dernières années, la forte croissance des sociétés basées sur l’économie collaborative, comme la start-up californienne Airbnb ou le service de VTCUber, a provoqué un débat sur la nécessité de les réglementer, hôteliers et taxis les accusant de concurrence déloyale.

L’an dernier, Airbnb, créée en 2008, a conclu des accords avec des villes telles que Amsterdam aux Pays-Bas, ou Washington et Chicago aux Etats-Unis, afin d’appliquer une taxe aux touristes utilisant ses services. La commissaire européenne au Marché intérieur et à l’Industrie, Elzbieta Bienkowska, a par ailleurs annoncé récemment qu’une réglementation de ce type d’activités serait présentée d’ici quelques mois.

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  • heimdal le jeudi 16 juil 2015 à 10:10

    Rien de tel qu'un gauchiste pour ruiner l'économie.