Les usagers de la consommation collaborative en quête de sens

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L'aspect financier est important mais la quête de sens est primordiale pour les adeptes de la consommation collaborative. Monkey Business Images/shutterstock.com
L'aspect financier est important mais la quête de sens est primordiale pour les adeptes de la consommation collaborative. Monkey Business Images/shutterstock.com

(Relaxnews) - Impossible aujourd'hui de passer à côté du phénomène de la consommation collaborative, dont les initiatives fleurissent dans tous les domaines. Plus qu'une mode, cette pratique semble désormais ancrée dans le quotidien de nombreux consommateurs. Une étude réalisée par OuiShare et Fing auprès de 2150 usagers de l'économie du partage, esquisse leur portrait.

Sans pouvoir dresser un profil fidèlement représentatif du consommateur collaboratif, cette étude représente néanmoins un bon indicateur des tendances de ses usages.

Elle permet déjà de se rappeler que le partage de biens et de services entre particuliers n'est pas née avec Internet. 92% des sondés pratiquent la vente d'objets en direct, dont la moitié dans les brocantes et vide-greniers, qui ont donc encore de beaux jours devant eux.

Bien sûr, Internet a révolutionné notre manière de consommer, et des sites comme Blablacar ou Airbnb figurent parmi les pionniers de l'économie du partage. Le covoiturage et l'hébergement chez l'habitant sont d'ailleurs les services les plus utilisés des répondants (respectivement 47,7% et 49%). La location de voiture entre particuliers restant encore timide sur ce secteur (11%).

Si pour la majorité d'entre eux, leur fréquence d'utilisation reste occasionnelle, c'est-à-dire une fois par trimestre ou moins, on constate aussi qu'ils utilisent davantage ces services qu'ils ne les mettent à disposition. Par exemple, pour la location d'autos, 78% sont locataires mais seulement 22% sont des loueurs. Pour l'hébergement, 69% sont des voyageurs et 24% accueillent chez eux d'autres utilisateurs en plus de voyager.

Faire des économies est une des principales motivations évoquées par les sondés pour utiliser ces services collaboratifs, mais pas seulement. L'éthique est une préoccupation au coeur de l'économie du partage, puisque la quête de sens est jugée tout aussi importante que l'aspect financier, elle est même primordiale pour 40% des sondés. La question de l'argent, même si elle est importante, peut être relativisée. Une majorité (65%) n'attendent d'ailleurs que des économies marginales réalisées grâce aux services collaboratifs.

Praticité, adéquation avec les valeurs morales, ce mode de consommation s'ancre durablement, et fidélise. Une fois testé, peu d'utilisateurs l'abandonnent, même après une mauvaise expérience. Seuls 10% ont renoncé à la consommation collaborative après une déconvenue. Son futur semble assuré. 52% des personnes interrogées pensent qu'à l'avenir ce modèle occupera une place aussi importante que l'économie traditionnelle.

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