Les USA veulent préserver l'élan diplomatique sur la Syrie

le
0
    NATIONS UNIES, 2 décembre (Reuters) - Les Etats-Unis 
espèrent qu'une réunion internationale sur la Syrie pourra être 
organisée en décembre pour préserver l'élan actuel dans la 
recherche d'une solution au conflit qui ravage ce pays depuis 
2011. 
    "Il y a un vif intérêt à ce que l'élan soit préservé, en 
particulier en ce qui concerne une réflexion approfondie sur le 
fait de savoir si des cessez-le-feu locaux peuvent être 
possibles de manière rapide", a déclaré mardi l'ambassadrice des 
Etats-Unis à l'Onu, Samantha Power, à la presse. 
    "Notre ambition est assurément d'organiser une nouvelle 
réunion ministérielle en décembre et nous sommes (...) prêts à 
envisager un certain nombre d'endroits, parmi lesquels New 
York", a-t-elle ajouté. 
    Les deux premières séries de discussions au sujet de la 
Syrie entre les grandes puissances internationales et des pays 
de la région se sont déroulées à Vienne. 
    Dans le cadre d'un cessez-le-feu local, les autorités 
syriennes ont annoncé mardi un accord prévoyant l'évacuation des 
derniers groupes rebelles syriens présents dans la ville de 
Homs.  ID:nL8N13Q3L8  
    Parallèlement aux discussions internationales, l'Arabie 
saoudite doit accueillir ce mois-ci une réunion d'opposants au 
président syrien Bachar al Assad. Ryad a invité 65 personnalités 
syriennes à cette réunion, jugée "cruciale" par Samantha Power, 
pour tenter d'unifier leurs positions. 
    Les désaccords entre opposants à Bachar al Assad sont 
considérés comme un obstacle à la recherche d'une issue à la 
guerre en Syrie, qui a fait plus de 250.000 morts et des 
millions de déplacés et favorisé l'implantation de 
l'organisation Etat islamique dans une partie du pays et en 
Irak. 
    Samantha Power a précisé que la Jordanie avait été chargée 
de dresser la liste des groupes d'opposants à Bachar al Assad 
qui seraient conviés à de prochaines négociations de paix. 
    Selon des diplomates, les deux principaux obstacles à ces 
négociations pour le moment portent sur l'avenir du président 
syrien et l'identification de groupes modérés d'opposition. 
    Si tous les participants à ces discussions se disent 
hostiles à l'Etat islamique, les puissances occidentales et du 
Golfe prônent la mise à l'écart de Bachar al Assad, 
contrairement à la Russie et à l'Iran. Les deux camps divergent 
aussi lorsqu'il s'agit de désigner les rebelles dits modérés. 
 
 (Louis Charbonneau et Michelle Nichols; Bertrand Boucey pour le 
service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant