Les USA veulent passer à la vitesse supérieure contre Daech

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 (Début de la réunion, précisions) 
    par Phil Stewart et Robin Emmott 
    BRUXELLES, 11 février (Reuters) - Les Etats-Unis ont demandé 
jeudi à leurs alliés de la coalition internationale qui bombarde 
l'Etat islamique (EI) d'intensifier et accélérer la lutte contre 
l'organisation djihadiste, quelle que soit l'issue des efforts 
diplomatiques pour mettre fin à la guerre en Syrie. 
    Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, et une 
vingtaine de ses homologues étaient réunis à Bruxelles alors que 
l'armée du président syrien Bachar al Assad, appuyée par des 
miliciens chiites et l'aviation russe, progresse dans la région 
d'Alep et se rapproche de la frontière turque qu'elle veut 
sécuriser. 
    Parallèlement ont lieu à Munich (Bavière), autour du chef de 
la diplomatie américaine John Kerry, des discussions pour tenter 
de relancer les négociations entre le gouvernement syrien et 
l'opposition.   
    Ashton Carter, avant le début de la réunion de Bruxelles, a 
établi une distinction entre la guerre en Syrie en général et la 
lutte spécifique contre l'Etat islamique, qui a conquis des 
territoires à la fois en Syrie, avec pour "capitale" Rakka, et 
en Irak autour de Mossoul. 
    "L'accent ici sera mis sur la lutte contre l'EIIL et cette 
campagne se poursuivra parce que l'EIIL doit être vaincu et sera 
vaincu, quoi qu'il se passe dans la guerre civile en Syrie", a 
déclaré le secrétaire à la Défense en utilisant l'ancien 
acronyme de l'Etat islamique. 
    "Mais assurément, si la guerre civile en Syrie se terminait, 
cela aiderait à désamorcer l'extrémisme", a-t-il ajouté. 
     
    RYAD VA RENFORCER SON ENGAGEMENT AÉRIEN 
    Les pays qui ne peuvent pas participer militairement à la 
lutte peuvent contribuer par d'autres moyens, a précisé Ashton 
Carter, par exemple en s'attaquant aux finances du groupe 
djihadiste. 
    A l'ouverture des discussions, il a souligné qu'"après la 
victoire, nous nous souviendrons de tous ceux qui ont participé 
au combat". 
    "Si toutes les nations représentées dans cette salle 
faisaient encore plus", a-t-il poursuivi, la campagne menée 
contre les islamistes pourrait progresser plus rapidement. 
    Il a prédit des "gains substantiels" sur le terrain dans les 
semaines à venir. 
    Le général saoudien Ahmed Asseri a déclaré que son pays 
était prêt à envoyer des troupes au sol en Syrie si la coalition 
décide de lancer de telles opérations. Mais, a-t-il ajouté, "il 
est encore trop tôt pour discuter de telles options. 
Aujourd'hui, nous parlons de questions stratégiques". 
    En attendant, le ministre de la Défense saoudien, Mohammed 
bin Salman, a déclaré à Ashton Carter que son pays allait 
renforcer son engagement aérien contre l'EI, a dit le 
porte-parole du Pentagone, Peter Cook. 
    Washington sait que ces discussions de Bruxelles ne 
permettront pas forcément d'agir dans la foulée, un certain 
nombre d'Etats représentés ayant besoin de l'aval de leur 
Parlement. En outre, le calendrier pour la reconquête de Rakka 
et Mossoul est flou. 
    Un responsable des renseignements militaires américains a 
estimé mardi qu'il était peu probable que les forces irakiennes 
soient capables de reprendre Mossoul en 2016. 
 
 (Avec Sabine Seibold; Danielle Rouquié et Guy Kerivel pour le 
service français) 
 
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  • charleco il y a 12 mois

    Ils veulent passer pour les vainqueurs en lieu et place des Russes.