Les USA sereins face à Ryad malgré un projet de loi sur le 11/9

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    WASHINGTON, 19 avril (Reuters) - La Maison blanche s'est 
dite lundi convaincue que l'Arabie saoudite ne mettrait pas à 
exécution sa menace de vendre des actifs américains si le 
Congrès des Etats-Unis adoptait une loi susceptible d'imputer la 
moindre responsabilité au royaume dans les attentats du 11 
septembre 2001. 
    Le New York Times a rapporté vendredi que le ministre 
saoudien des Affaires étrangères, Adel al Djoubeïr, avait 
adressé une mise en garde aux parlementaires américains, selon 
laquelle son pays serait contraint de vendre jusqu'à 750 
milliards de dollars d'actifs américains, y compris des bons du 
Trésor, si cette loi était adoptée. 
    Ce texte envisagé par le Congrès à majorité républicaine 
autoriserait des poursuites contre le gouvernement saoudien 
devant la justice américaine en relation avec les attentats du 
11-Septembre. 
    Barack Obama ne soutient pas cette proposition de loi et ne 
la promulguera pas, a déclaré lundi Josh Earnest, porte-parole 
du président démocrate. 
    "Je suis certain que les Saoudiens reconnaissent, tout comme 
nous, notre intérêt commun à la préservation de la stabilité du 
système financier mondial", a dit Josh Earnest. 
    Barack Obama, qui se rendra mercredi en Arabie saoudite, 
s'oppose à ce texte car cela exposerait à leur tour les 
Etats-Unis à des poursuites par des citoyens d'autres pays. 
    "Si nous ouvrons la possibilité que des individus aux 
Etats-Unis puissent régulièrement lancer des poursuites contre 
d'autres gouvernements, alors nous ouvrons aussi (la 
possibilité) que les Etats-Unis soient continuellement 
poursuivis par des individus d'autres pays", a dit le président 
américain dans une interview à CBS News. 
    La plupart des 19 auteurs des attentats du 11-Septembre à 
New York et Washington étaient des Saoudiens. L'attaque a été 
parrainée par Al Qaïda et aucune enquête américaine n'a jusqu'à 
présent conclu à un soutien des autorités saoudiennes. 
    Le débat sur l'initiative envisagée par le Congrès s'est 
invité dans la campagne pour l'élection présidentielle du 8 
novembre aux Etats-Unis, à la veille des primaires dans l'Etat 
de New York. 
    Côté démocrate, l'ancienne secrétaire d'Etat de Barack 
Obama, Hillary Clinton, a pris ses distances avec l'actuelle 
administration et dit qu'elle soutenait le texte. 
    Son adversaire Bernie Sanders, sénateur du Vermont, a 
déclaré qu'il partageait les craintes de Barack Obama quant aux 
conséquences d'une telle loi sur les Etats-Unis mais qu'il était 
important de rechercher une éventuelle implication saoudienne 
dans ces attentats. 
    Chez les républicains, l'homme d'affaires Donald Trump a 
minimisé la menace attribuée à l'Arabie saoudite sur les ventes 
d'actifs américains. 
    "C'est bon", a-t-il dit à une radio new-yorkaise. "Qu'ils 
vendent tout. Et nous rachèterons tout (...) c'est bon." 
 
 (Jeff Mason, Timothy Gardner, Patricia Zengerle, Susan Heavey, 
Steve Holland, Eric Beech, Eric Walsh et Idrees Ali; Bertrand 
Boucey pour le service français) 
 
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