Les USA rallient les pays arabes à la lutte contre l'EI

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(Précisions, contexte) DJEDDAH, Arabie saoudite, 11 septembre (Reuters) - Les Etats-Unis ont obtenu jeudi de leurs alliés arabes qu'ils acceptent de participer par "de nombreux aspects" à leur campagne militaire contre les djihadistes de l'Etat islamique, qui ont proclamé un califat sur les territoires qu'ils contrôlent en Irak et en Syrie. Dans un communiqué commun rendu public après une journée de discussions en Arabie saoudite autour du secrétaire d'Etat John Kerry, les Etats-Unis, l'Egypte, l'Irak, la Jordanie, le Liban et six pays du Golfe expriment la volonté de stopper l'afflux d'armes et d'argent à destination de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, devenu Etat islamique) et de contribuer à la reconstitution des communautés "maltraitées" par les djihadistes. "Les Etats participants sont convenus de participer à la lutte totale contre l'EIIL, notamment en s'associant aux nombreux aspects d'une campagne militaire coordonnée contre l'EIIL", précise le communiqué. John Kerry a déclaré que les pays arabes joueraient un rôle essentiel au sein de la coalition, tout en soulignant que personne ne parlait d'envoyer des troupes au sol combattre les djihadistes. Le chef de la diplomatie américaine, selon des sources autorisées, a demandé à ses interlocuteurs que les forces américaines puissent utiliser plus largement des bases dans la région et envoyer plus d'avions survoler les zones de combat mais ces points ne sont pas mentionnés dans le communiqué. Les Saoudiens, en signe de bonne volonté, n'ont pas exclu de rouvrir leur ambassade à Bagdad, après des années de méfiance et de tension. L'ambassade d'Arabie saoudite en Irak, pays peuplé majoritairement de chiites, est fermée depuis 1990, lorsque Saddam Hussein a envahi le Koweït. Le royaume wahhabite a aussi promis de former sur son territoire des combattants de l'opposition syrienne modérée en lutte contre le président Bachar al Assad. L'Iran chiite, qui était tenu à l'écart de cette réunion, a fait part de ses fortes réserves sur l'efficacité de la nouvelle coalition qui ne s'attaque pas, selon Téhéran, "aux racines du terrorisme". (Jason Szep, Angus McDowall et Parisa Hafezi; Bertrand Boucey et Guy Kerivel pour le service français)

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