Les USA pourront mener des frappes contre l'EI de Turquie

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WASHINGTON, 24 juillet (Reuters) - La Turquie a consenti à autoriser l'armée américaine à utiliser la base aérienne d'Incirlik, située non loin de la frontière syrienne, pour mener des frappes contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI), ont confirmé jeudi des responsables américains de la défense. Cette décision a été annoncée au lendemain d'un entretien téléphonique entre le président américain Barack Obama et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. La base d'Incirlik est une importante base aérienne utilisée à la fois par les forces américaines et turques. Bien que membre de la coalition menée par les Etats-Unis contre l'EI, Ankara était jusqu'ici réticente à s'engager dans la lutte contre l'organisation sunnite fondamentaliste, faisant valoir que seul le renversement du président syrien Bachar al Assad, et non de simples frappes aériennes, était susceptible de ramener la paix. Mais les autorités turques sont confrontées à une insécurité croissante le long de la frontière avec la Syrie, qui s'étend sur 900 km. Jeudi, des chars turcs ont tiré des obus en direction du côté syrien de la frontière après la mort d'un soldat turc pris pour cible par des combattants de l'EI près de Kilis, trois jours après un attentat suicide qui a fait 32 morts à Suruç, imputé lui aussi aux djihadistes. La capacité à mener des bombardements aériens à partir d'Incirlik, contre des objectifs en Syrie voisine, pourrait donner un avantage important à la coalition. Ces vols devaient jusqu'ici décoller pour l'essentiel de la région du Golfe. Les responsables américains n'ont pas voulu donner de précisions sur l'accord conclu avec la Turquie, disant préférer que la Turquie s'exprime sur le dossier. Le porte-parole de la Maison blanche Josh Earnest s'est borné à dire que Barack Obama et Recep Tayyip Erdogan avaient décidé d'"approfondir" la coopération dans la lutte contre l'EI. Interrogé sur l'utilisation d'Incirlik, il a déclaré aux journalistes qu'il ne pouvait s'exprimer sur le sujet pour des raisons de sécurité. (Emily Stephenson et David Storey; Danielle Rouquié et Tangi Salaün pour le service français)

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  • M3182284 le vendredi 24 juil 2015 à 00:55

    Si ça déborde c'est pas grâve