Les USA ne veulent pas qu'un Palestinien représente l'Onu en Libye

le
0
 (Actualisé avec nouvelles citations) 
    NATIONS UNIES, 11 février (Reuters) - Les Etats-Unis ont 
émis vendredi un avis défavorable à la désignation de l'ancien 
Premier ministre palestinien Salam Fayyad au poste d'émissaire 
des Nations unies en Libye. 
    On ignore pour l'instant si cette objection, exprimée dans 
un communiqué publié en fin de journée vendredi par Nikki Haley, 
l'ambassadrice américaine à l'Onu, revient à barrer 
définitivement la route à cette nomination. 
    L'avis de Washington a dans l'immédiat suscité des 
protestations côté palestinien, un membre du comité exécutif de 
l'OLP, l'Organisation de libération de la Palestine, le jugeant 
"inadmissible". 
    Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de 
l'Onu, Antonio Guterres, a déclaré samedi que la décision de ce 
dernier de proposer cette nomination "était fondée uniquement 
sur les qualités personnelles et la compétence reconnue de M. 
Fayyad pour ce poste". 
    "Les Etats-Unis ont été déçus de prendre connaissance d'une 
lettre indiquant l'intention de nommer l'ancien Premier ministre 
de l'Autorité palestinienne pour conduire la mission de l'Onu en 
Libye", déclare Nikki Haley dans son communiqué. 
    Elle ajoute que les Etats-Unis ne "reconnaissent 
actuellement pas l'existence d'un Etat palestinien et 
n'acceptent pas le signal que cette nomination enverrait au sein 
des Nations unies". 
    "Trop longtemps, les Nations unies ont injustement penché en 
faveur de l'Autorité palestinienne au détriment de nos alliés en 
Israël", estime-t-elle. 
    Stéphane Dujarric a répondu que "le personnel des Nations 
unies sert strictement en fonction de ses capacités 
personnelles" et ne représente aucun pays ou gouvernement. 
    "Le secrétaire général réaffirme son engagement à recruter 
des personnalités qualifiées en respectant la diversité 
régionale et note qu'entre autres, aucun Israélien et aucun 
Palestinien n'ont occupé un poste à responsabilité élevée aux 
Nations unies", a-t-il ajouté. 
    "C'est une situation que le secrétaire général estime devoir 
être corrigée, toujours en se fondant sur le mérite et les 
compétences individuels des candidats potentiels à des postes 
spécifiques." 
    Salam Fayyad, ancien haut dirigeant du Fonds monétaire 
international, a dirigé le gouvernement palestinien de 2007 à 
2013. La communauté internationale a salué à l'époque sa 
détermination à lutter contre la corruption et à renforcer les 
institutions publiques palestiniennes.  
     
 
 (Ned Parker, Nicolas Delame et Marc Angrand pour le service 
français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant