Les USA envisagent de nouvelles base militaires en Irak-Dempsey

le , mis à jour à 23:37
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par Phil Stewart NAPLES, Italie, 11 juin (Reuters) - Les Etats-Unis envisagent d'aménager des bases militaires supplémentaires en Irak pour lutter contre l'Etat islamique, ce qui pourrait nécessiter une augmentation des forces américaines sur place, a annoncé jeudi le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Martin Dempsey. Au lendemain de l'annonce par la Maison blanche de l'envoi de plus de 450 militaires américains supplémentaires en Irak et de l'ouverture d'un nouveau centre d'entraînement dans la vaste province sunnite de l'Anbar, à l'ouest de Bagdad, le général Martin Dempsey a indiqué que le Pentagone étudiait d'autres sites dans des zones stratégiques telles que "le corridor qui va de Bagdad à Tikrit puis à Kirkouk et jusqu'à Mossoul". Le chef d'état-major interarmes a reconnu que cela pouvait nécessiter l'envoi de soldats supplémentaires. Avant l'annonce de mercredi, les militaires américains étaient au nombre de 3.100 en Irak. A l'époque de l'intervention en Irak décidée par le président George W. Bush, l'effectif américain sur place a un moment compté 170.000 personnes. Le porte-parole de Martin Dempsey a précisé que des troupes américaines pouvaient aussi être redéployées à l'intérieur de l'Irak pour éviter une augmentation des effectifs. Les militaires américains en Irak n'ont pas vocation à participer aux combats, a déclaré le président Barack Obama. Le Pentagone a jusqu'ici misé sur les frappes aériennes contre l'EI qui, selon les autorités américaines, ont tué des milliers de combattants de l'organisation fondamentaliste sunnite et affaibli ses infrastructures. Le porte-parole de la Maison blanche Josh Earnest a déclaré à la presse qu'il n'y avait pas de "plan particulier dans l'immédiat" pour accroître le nombre de bases en Irak. Plusieurs semaines seront nécessaires pour organiser la nouvelle base annoncée mercredi à Takaddoum, a indiqué le général Dempsey. Takkadoum est situé à 25 km de Ramadi, la capitale de l'Anbar conquise le mois dernier par l'EI. Takaddoum, explique le général, permettra notamment d'attirer les tribus qui hésitent à se rendre à la base aérienne d'Aïn al Assad, l'autre base américaine de l'Anbar, pour des raisons de sécurité. "L'utilisation de Takkadoum accroît notre accès aux tribus qui veulent lutter contre l'EIIL", explique-t-il, en utilisant un ancien acronyme de l'Etat islamique. Mais le véritable test, ajoute-t-il, sera de voir si le gouvernement irakien parvient à rapprocher chiites et sunnites. (Avec Doina Chiacu, Susan Heavey et Roberta Rampton à Washington; Danielle Rouquié pour le service français)

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