Les USA autorisent la vente d'Airbus et de Boeing à l'Iran

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 (Actualisé avec licence obtenue par Boeing) 
    PARIS/NEW YORK, 21 septembre (Reuters) - Les Etats-Unis 
commencent à émettre des licences autorisant la vente d'avions 
de ligne à l'Iran, ce qui devrait répondre en partie aux 
inquiétudes de Téhéran relatives à la mise en oeuvre effective 
de la levée des sanctions dans le cadre de l'accord sur le 
nucléaire conclu l'an dernier. 
    Airbus  AIR.PA  a annoncé mercredi avoir reçu le feu vert du 
Trésor américain pour commencer à vendre des avions à l'Iran 
dans le cadre de la conclusion d'un accord portant sur plus de 
100 appareils conclu en janvier dernier avec la compagnie 
IranAir.   
    Quelques heures plus tard, son concurrent Boeing  BA.N  dit 
avoir reçu une licence et a dit rester en discussion avec 
IranAir.  
    Airbus et Boeing ont convenu de vendre ou de louer à la 
compagnie aérienne IranAir plus de 100 avions chacun. 
  
    Le Trésor américain a confirmé avoir émis les deux licences. 
    Un porte-parole d'Airbus a précisé que la licence reçue 
portait sur 17 avions destinés à des livraisons anticipées.  
    L'avionneur européen a besoin de ce feu vert des Etats-Unis 
en raison du grand nombre de pièces américaines entrant dans la 
construction de ses appareils. 
    L'octroi des deux licences à Airbus et Boeing ne fait pas 
disparaître les questions qui se posent sur le financement des 
contrats entre l'Iran et les avionneurs occidentaux qui risquent 
d'entraver les livraisons d'avions. La manière de résoudre le 
problème aura valeur de test pour les relations commerciales 
globales qui vont se développer entre l'Iran et l'Occident après 
la conclusion de l'accord nucléaire de juillet 2015 et la levée 
des sanctions début 2016. 
    Les grandes banques sont en général réticentes à financer 
les contrats d'avions à l'Iran. Elles craignant que ce genre 
d'activité ne tombe sous le coup de la partie restante des 
sanctions américaines qui interdisent l'utilisation de son 
système financer pour faire des affaires en Iran, ce qui semble 
difficile à éviter dans le cadre de contrats où la chaîne 
d'approvisionnement est complexe.  
 
 (Tim Hepher et Alwyn Scott avec Patricia Zengerle, Yeganeh 
Torbati et Joel Schectman; Wilfrid Exbrayat et Danielle Rouquié 
pour le service français) 
 

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