Les ultrasons au secours du cerveau

le , mis à jour à 06:20
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Les ultrasons au secours du cerveau
Les ultrasons au secours du cerveau

C'est une première française pleine de promesses, dont les résultats ont été publiés hier soir dans la revue internationale « Science Translationnal Medicine ». Une méthode novatrice testée par des équipes de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris et de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) à la Pitié-Salpêtrière. Les recherches sont menées par le professeur Alexandre Carpentier : des ultrasons peuvent venir au secours des médecins pour mieux traiter les tumeurs (primitives) au cerveau. En rendant momentanément la barrière encéphalique perméable, ils permettent de mieux diffuser les médicaments.

 

Le traitement des tumeurs cérébrales malignes repose aujourd'hui d'abord sur une opération. Une chirurgie suivie de séances de chimiothérapie et de radiothérapie, parfois menées en même temps. Objectif : nettoyer l'ensemble du cerveau, apparemment sain, mais que l'on sait infiltré de cellules tumorales, qui ne demandent qu'à récidiver.

 

Le problème, c'est que le cerveau est... trop bien conçu. La nature l'a mis à l'abri, derrière une barrière hémato-encéphalique : une paroi de « microvaisseaux doublement étanches », explique le neurochirurgien Alexandre Carpentier. « Cela le protège des polluants, des protéines... » pour ne laisser passer que les nutriments, oxygène et sucre, qui lui sont essentiels. Conséquence : « 99 % des médicaments ne passent pas ou, au mieux, à un pourcentage très faible. » Seulement 4 % d'une chimiothérapie au carboplatine -- le plus ancien traitement, sans toxicité cérébrale -- parvient ainsi à son but.

 

« Pour atteindre la toxicité suffisante contre les cellules tumorales, il faudrait augmenter la dose de 300 %, ce qui serait impossible à supporter pour le patient », détaille le médecin. Abattre la barrière, « on en rêvait depuis des années », souligne ce spécialiste du cerveau. A condition de pouvoir le faire pour un ...

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