Les ultraconservateurs polonais rouvrent le dossier Polanski

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Le cinéaste Roman Polanski à Cracovie (Pologne), en octobre 2015.
Le cinéaste Roman Polanski à Cracovie (Pologne), en octobre 2015.

Pour le nouveau ministre de la justice, le cinéaste est soutenu « par la crème de la société mondaine ».

Quarante ans après les faits, l’ombre de la justice n’a pas fini de planer sur la carrière de Roman Polanski. Le pouvoir conservateur polonais a décidé, le 31 mai, de rouvrir la procédure d’extradition du cinéaste franco-polonais vers les Etats-Unis, où il est poursuivi pour agression sexuelle sur une mineure en 1977. En octobre 2015, le tribunal de Cracovie avait rejeté la demande d’extradition de M. Polanski, soulignant des dysfonctionnements dans la procédure judiciaire américaine, et le parquet avait alors renoncé à faire appel.

Mais depuis l’arrivée au pouvoir des ultraconservateurs du PiS (Droit et Justice) en novembre 2015, le revirement du ministère public était prévisible. Le nouveau ministre de la justice, Zbigniew Ziobro, un des membres les plus radicaux du gouvernement, avait par le passé vivement critiqué la décision du tribunal. Le 31 mai, le ministre, devenu entre-temps également procureur général avec des pouvoirs accrus, a déclaré qu’il ne fallait pas appliquer de « doubles standards » ni accorder de faveurs spéciales à M. Polanski en raison de sa carrière artistique.

« Si c’était un enseignant, un médecin, un plombier, un peintre, je suis sûr que n’importe quel pays l’aurait depuis longtemps extradé vers les Etats-Unis », a-t-il affirmé. Selon le ministre, le cinéaste est soutenu « par la crème de la société mondaine et une partie des médias libéraux ». Cette initiative semble ainsi s’inscrire dans la doctrine politique du gouvernement conservateur, qui ...

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