Les turfistes ne sont pas des consommateurs comme les autres

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Depuis le 1er septembre, les consommateurs ne peuvent plus règler leurs courses en liquide lorsque le montant est supérieur à 1000 euros. Une mesure qui ne s'applique pas aux paris hippiques.

Le pari est-il un achat comme un autre? Visiblement pas pour le gouvernement. Depuis le 1er septembre, les pouvoirs publics interdisent aux consommateurs de régler leurs courses en argent liquide quand la note dépasse 1 000 €. Mais les turfistes qui jouent au PMU ne sont pas concernés. Ils peuvent toujours miser jusqu'à 3 000 € en cash.

Deux poids, deux mesures étonnants alors que cette mesure est prise pour lutter contre le financement du terrorisme et le blanchiment d'argent sale. Pour justifier cette exception, le discours bien rodé: le pari n'entre pas dans la catégorie d'achat d'un bien ou d'un service. Il n'a donc pas à être soumis à l'abaissement du seuil de paiement en argent liquide ramené de 3 000 € à 1 000 €.

Mais le droit n'explique pas tout. L'État a aussi pensé à son propre intérêt. Au printemps 2013, quand le paiement des gains en cash avait été plafonné à 3 000 € contre 5 000 € auparavant, le PMU avait souffert. En une année, il avait perdu plus de 250 millions d'euros d'enjeux. Le gouvernement n'a pas envie de charger un peu plus la barque du groupe qui doit déjà faire face au recul des paris hippiques. Car, avec ses profits confortables, le PMU finance la filière hippique, choyée par l'État.

Les casinos, qui vivent une crise sévère depuis quelques années, sont aussi passés à travers les mailles du filet du nouveau règlement. Dans ces établissements de jeu, les clients peuvent toujours payer n'importe quelle somme en cash. En revanche, au-dessus de 2 000 €, leurs coordonnées sont relevées. En France, il y a la règle mais surtout des exceptions.

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