Les Tunisiens tournent la page avec Paris

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Les ressentiments envers la France passent au second plan.?

De notre envoyé spécial à Tunis.

Avenue Bourguiba, le passé n'intéresse plus grand monde. Ali, l'un des jeunes qui manifestent quotidiennement devant le ministère de l'Intérieur, ancien siège de la répression, ne se passionne guère pour l'envoi de grenades lacrymogènes par la France ou les vacances de Michèle Alliot-Marie. «On n'est plus une colonie. Ce qui nous intéresse, c'est nous, notre avenir, ma démocratie», dit Ali, diplômé chômeur de 22 ans. Interrogé sur la polémique, le nouveau secrétaire d'État chargé des Technologies de la communication, Sami Zaoui, qui a passé quelques années en France dans un gros cabinet de consultants, tient à relativiser une situation «compliquée». Il confirme que l'homme d'affaires Aziz Miled, hôte de MAM dans son jet privé, a bien été spolié par le clan Ben Ali: «Il avait une belle compagnie, et il a été obligé de s'associer à une compagnie privée naissante liée à la famille.»

Le gouvernement de transiti

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