Les triplées passent le bac

le , mis à jour à 15:18
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Les triplées passent le bac
Les triplées passent le bac

À l'arrière du monospace familial, leur chien Cookie sur les genoux, Metelyn, Maelia et Martina Curtis sourient poliment. «Non», elles n'ont pas trop peur du bac, «oui» elles appréhendent certaines matières, l'histoire surtout. Blanc. «Elles ne comprennent pas trop pourquoi on s'intéresse à elles», souffle en aparté leur maman, Lucienne, au volant de la voiture qui les ramène du lycée Camille-Corot de Morestel (Isère) à leur maison dans la campagne.

 

Pour ces triplées à la mine enfantine, tout est normal. Depuis toujours, elles vivent tout ensemble, partagent la même chambre, les mêmes copines, la même passion pour la musique classique, et l'idée de passer dans huit jours le même bac ES les émeut moins que leur entourage. «Bien sûr, on s'est dit qu'il était possible que l'une de nous ne l'ait pas... mais on n'y pense pas trop. Il y a le rattrapage !» se rassure Martina, dont la moyenne, comme celle de ses s½urs, tourne «autour de 11 ou 12 sur 20».

 

Les mêmes études supérieures

Un carton plein en juin leur permettrait de fêter sereinement leurs 18 ans. Leur anniversaire tombe le 6 juillet... le lendemain des résultats. A la rentrée, si tout va bien, elles s'inscriront en fac de musicologie à Grenoble, en parallèle de leur cursus au conservatoire de Bourgoin-Jallieu : Metelyn fait de l'alto, Martina du violon et Maelia du violoncelle. «Toutes les trois vont faire les mêmes études supérieures. C'est très rare dans les fratries, c'est la première fois que je vois ça !» s'étonne le documentaliste du lycée. La cantinière, qui les a connues «au primaire», s'exclame, en servant une louche de riz à la tomate : «Elles sont toujours en symbiose, depuis toutes petites, c'est un truc de fou !»

 

Dans cet établissement de quelque 800 élèves, les salles des terminales ont tendance à se clairsemer : les conseils de classe sont passés, et «une partie des élèves restent chez eux, officiellement ...

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