Les tribus exposent la Libye à un dangereux morcellement

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REPORTAGE - Lundi dernier, Salem al-Ouaer et ses hommes ont pris, en deux heures, le pouvoir à Beni Oulid après une attaque éclair contre la caserne d'un autre groupe armé, la «Brigade du 28 mai».

Le nouveau maître de Beni Oulid a quitté l'uniforme. La veste de treillis de Salem al-Ouaer pend sur le dossier de son fauteuil. Le chef de la «Brigade de Wadi Dinar» a revêtu une tenue traditionnelle libyenne, bonnet noir et ample burnous brun. «C'est plus confortable», dit-il en offrant un jus de fruit. À ses côtés, siègent trois responsables tribaux, deux vieux messieurs dignes en manteau blanc et un quadragénaire habillé à l'occidentale. Voici les hommes accusés de faire flotter le drapeau vert de Kadhafi sur cette ville de 30.000 habitants, ancien fief de partisans du Guide perdu au milieu d'un désert caillouteux.

Tous quatre nient en bloc. «Nous ne sommes pas des kadhafistes! Avez-vous vu le moindre drapeau vert dans la ville?» De fait, les seuls étendards visibles sur les toits sont les «drapeaux de l'indépendance» rouge, vert et noir. Lundi dernier, Salem al-Ouaer et ses hommes ont pris le pouvoir en deux heures après une attaque éclair contre la caserne

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