Les transporteurs manifesteront contre l'insécurité à Calais

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LES POIDS LOURDS SE MOBILISENT POUR PLUS DE SÉCURITÉ À CALAIS
LES POIDS LOURDS SE MOBILISENT POUR PLUS DE SÉCURITÉ À CALAIS

PARIS (Reuters) - Les transporteurs mèneront une journée d'action le 5 septembre pour réclamer des mesures de sécurité en faveur des chauffeurs de poids lourds dans la région de Calais, où des milliers de migrants tentent de rejoindre la Grande-Bretagne.

Depuis près de six mois, chaque nuit, les transporteurs "subissent les assauts de migrants qui érigent des barrages à l’aide de pneumatiques, branchages, mobiliers urbains", indiquent deux organisations dans un communiqué.

Une fois le trafic stoppé, les poids lourds sont attaqués, les conducteurs menacés, et les bâches déchirées dans le but de s'y cacher, ajoutent l'Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers automobiles (Unostra) et la Fédération nationale des transports routiers (FNTR).

"Les marchandises sont saccagées et parfois volées", poursuivent les organisations, qui réclament un plan d'urgence et le démantèlement du camp de la Lande, surnommé la "jungle", de Calais.

Selon les transporteurs, les mesures prises à Calais même, avec la pose de grillages, ne font que décaler les attaques sur la rocade et également sur l’autoroute A16, dont elles demandent la sécurisation.

La journée d'action se traduira par l'organisation de deux cortèges de poids lourds qui partiront de Loon Plage et d'Outreau pour se rendre à Calais en opération escargot, précise l'Unostra. Des agriculteurs, chasseurs et élus locaux devraient se joindre aux routiers.

La situation s'est tendue à Calais, où le nombre des migrants a atteint 6.900 personnes, selon les derniers chiffres de la préfecture du Pas-de-Calais, contre 4.500 en juin, et plus de 9.000 selon les associations.

Selon le syndicat de police Alliance, qui a effectué une étude sur place, le nombre de migrants dans la "jungle" devrait atteindre les 10.000 d'ici à début septembre.

Les conditions de vie se sont d'autant plus détériorées qu'après l’évacuation de la zone sud du campement en février, la surface habitable a été réduite de moitié.

Lors d'une rencontre à Paris mardi, la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd, et son homologue français, Bernard Cazeneuve, sont convenus de collaborer de "manière étroite" pour réduire la pression migratoire à Calais et répondre aux défis humanitaires.

Les ministres se sont engagés à rehausser "le niveau de sécurité des ports et du tunnel" sous la Manche tout en soulignant que 100 millions d’euros avaient déjà été débloqués par les autorités britanniques à ces fins.

(Gérard Bon, édité par Marine Pennetier)

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  • CHANOMAR le mardi 30 aout 2016 à 22:10

    un gouvernement qui ne donnent pas la securitée des citoyens mais la regions préfets et autres ne sont pas mieux