Les TPO, qu'en pensent les agents français ?

le
0
Les TPO, qu'en pensent les agents français ?
Les TPO, qu'en pensent les agents français ?

Fin septembre, Sepp Blatter a annoncé l'interdiciton future des TPO, les contrats propriétés de tiers. Pratique méconnue en France car interdite, elle n'en divise pas moins. Alors que la FIFA planche ce jeudi sur ce point précis, petit recueil de points de vue contradictoires des agents Jean-Pierre Bernès et Yvan Le Mée.
Depuis longtemps dans le viseur de Michel Platini, récemment mis sous le feu des projecteurs avec le transfert record d'Eliaquim Mangala à Manchester City, le procédé des contrats de « third party owenrship » est interdit en France et en Angleterre, autorisé ailleurs. Alors que la mode consiste aujourd'hui à pourfendre cette pratique et son opacité, on peut se demander légitimement si les propos du patron de la FIFA, officiellement candidat à sa succession, ne découlent pas plus d'une stratégie de campagne que d'une réelle conviction.
« Si tu enlèves les TPO, tu détruis l'économie du foot sud-américain »
Entre la complexité d'imposer une interdiction à l'ensemble de la planète football et, surtout, le sacerdoce que consisterait à « réguler » tous les contrats TPO existants, le Suisse a peut-être tenu des promesses difficiles à tenir. Tout au moins à court terme. Pour Jean-Pierre Bernès, il ne fait nul doute cependant que la gouvernance du football mondial a le pouvoir d'imposer ses vues : « Si les instances décident de supprimer cette pratique, les acteurs du football n'auront d'autre choix que de s'adapter. Imposer la même règle à l'ensemble de la planète football, c'est une question qui dépasse le cadre du football et des agents, mais je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le faire. » Pour l'agent le plus influent du football français, la France a l'avantage « que cela soit déjà interdit sur son territoire, donc on est préparés », tout en admettant que cette interdiction empêche de vraiment comprendre la pratique.

Un mal à éradiquer, les TPO ? Pour Yvan Le Mée, la réponse n'est pas forcément positive : « Je considère qu'un fonds d'investissements aide un joueur ou un club. En Amérique du Sud, les 3/4 des joueurs sont concernés. Tu leur enlèves les TPO, tu détruis l'économie du football sur place. » Pour l'agent du Marseillais Romain Alessandrini, il est tout autant injuste de diaboliser les investisseurs : « Les investisseurs en Amérique du Sud vont des petits - genre un chauffeur de taxi qui met 500 euros par an - aux plus gros qui mettent des dizaines de millions. C'est vital pour ces structures sud-américaines pour se développer. » Yvan Le Mée n'y voit donc pas un cancer, mais un apport que les clubs peuvent choisir d'utiliser ou non : « Quand les clubs n'ont pas les moyens, par exemple pour rénover leur terrain...



Depuis longtemps dans le viseur de Michel Platini, récemment mis sous le feu des projecteurs avec le transfert record d'Eliaquim Mangala à Manchester City, le procédé des contrats de « third party owenrship » est interdit en France et en Angleterre, autorisé ailleurs. Alors que la mode consiste aujourd'hui à pourfendre cette pratique et son opacité, on peut se demander légitimement si les propos du patron de la FIFA, officiellement candidat à sa succession, ne découlent pas plus d'une stratégie de campagne que d'une réelle conviction.
« Si tu enlèves les TPO, tu détruis l'économie du foot sud-américain »
Entre la complexité d'imposer une interdiction à l'ensemble de la planète football et, surtout, le sacerdoce que consisterait à « réguler » tous les contrats TPO existants, le Suisse a peut-être tenu des promesses difficiles à tenir. Tout au moins à court terme. Pour Jean-Pierre Bernès, il ne fait nul doute cependant que la gouvernance du football mondial a le pouvoir d'imposer ses vues : « Si les instances décident de supprimer cette pratique, les acteurs du football n'auront d'autre choix que de s'adapter. Imposer la même règle à l'ensemble de la planète football, c'est une question qui dépasse le cadre du football et des agents, mais je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le faire. » Pour l'agent le plus influent du football français, la France a l'avantage « que cela soit déjà interdit sur son territoire, donc on est préparés », tout en admettant que cette interdiction empêche de vraiment comprendre la pratique.

Un mal à éradiquer, les TPO ? Pour Yvan Le Mée, la réponse n'est pas forcément positive : « Je considère qu'un fonds d'investissements aide un joueur ou un club. En Amérique du Sud, les 3/4 des joueurs sont concernés. Tu leur enlèves les TPO, tu détruis l'économie du football sur place. » Pour l'agent du Marseillais Romain Alessandrini, il est tout autant injuste de diaboliser les investisseurs : « Les investisseurs en Amérique du Sud vont des petits - genre un chauffeur de taxi qui met 500 euros par an - aux plus gros qui mettent des dizaines de millions. C'est vital pour ces structures sud-américaines pour se développer. » Yvan Le Mée n'y voit donc pas un cancer, mais un apport que les clubs peuvent choisir d'utiliser ou non : « Quand les clubs n'ont pas les moyens, par exemple pour rénover leur terrain...



...

Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant