Les tours préliminaires nuisent-ils vraiment à ceux qui y participent ?

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Les tours préliminaires nuisent-ils vraiment à ceux qui y participent ?
Les tours préliminaires nuisent-ils vraiment à ceux qui y participent ?

C'est un peu l'excuse parfaite de tous les clubs qui réalisent des saisons décevantes. Les tours préliminaires fausseraient la donne, forçant les équipes à chambouler leur préparation et à rechausser les crampons avant tout le monde. Mais est-elle seulement valable, cette excuse ?

"Quand on connaît la problématique des tours préliminaires et d'une préparation tronquée, est-ce que ce n'est pas mieux de finir quatrième que troisième avec deux tours ? Est-ce qu'on est prêts, nous, à aller là-dedans ? Je ne sais pas", déclarait le 9 mai dernier Christophe Galtier, l'entraîneur de l'AS Saint-Étienne. "On est des compétiteurs et on travaille pour ça. On fait tout pour jouer l'Europe, mais derrière, il y a peut-être un coup de bâton qui nous attend", expliquait quant à lui René Girard, le 17 mars dernier. Pour résumer, la Ligue des champions, tous les clubs rêvent de la jouer, mais pas à n'importe quel prix. S'il faut s'infliger un aller-retour foireux en Europe de l'Est en plein mois d'août, alors que le championnat reprend, non merci. Puis accepter, c'est surtout risquer le fameux contrecoup des mois de janvier/février, ceux pendant lesquels les joueurs ressentent tout à coup la fatigue de 180 minutes de football en plus. Mais qu'en est-il vraiment ? Sur les trois dernières années, les équipes des cinq championnats majeurs ayant participé à ces tours préliminaires en ont-elles vraiment souffert derrière ? Les exemples sont tellement divers et variés qu'il est en fait impossible d'établir un lien de cause à effet entre les tours préliminaires et la saison des participants. Analyse.

Un tour préliminaire, et alors ?


"Le calendrier est connu en mai. À partir de là, on s'adapte. Ce n'est pas un problème. Ceux qui s'en plaignent sont soit incompétents, soit bêtes", balançait Robert Duverne en août 2012, lorsqu'il était encore préparateur physique pour l'Olympique lyonnais. "Je pense qu'on fait trop d'analytique sur la prépa. Aujourd'hui, ce qui compte, c'est la compétition", confiait-il à Lyon Capitale. Force est de constater qu'il n'a pas forcément tort, et que les exemples de clubs qui ont parfaitement su gérer leur saison malgré une préparation chamboulée par un tour préliminaire sont légion. Cette saison, l'exemple le plus marquant est peut-être celui d'Arsenal. Les Gunners, qui ont disputé leur tour préliminaire face au Beşiktaş (0-0, 1-0) en août, réalisent pourtant une bonne saison en Premier League. Peut-être un peu plombés en début de saison – deux victoires et trois nuls sur les cinq premiers matchs de championnat –, les Gunners ont réalisé une excellente deuxième partie de…


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