Les tourments Celeste

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Après dix ans à la tête de la sélection uruguayenne, Óscar Tabárez devrait mener les Charrúas jusqu'au Mondial 2018. Avec un héritage conséquent, quelques soucis à gérer au sein de la Fédération et un avenir flou sur le terrain.

C'est une rumeur qui a secoué l'Uruguay. Le mois dernier, le journal Ovación avance qu'Óscar Tabárez souffre du syndrome de Guillain-Barré. Une maladie grave qui touche le système nerveux et qui expliquerait ses déplacements en chaise électrique et en béquilles. Quelques jours plus tard, alors qu'il a reçu le soutien de toute la planète football, le Maestro rassure son monde. Dans une interview à Subrayado, le sélectionneur uruguayen affirme qu'on lui a diagnostiqué une neuropathie chronique : "Je ne souffre pas au quotidien. La neuropathie entraîne des problèmes de motricité, surtout pour la marche. Je marche avec une béquille. Mais quand je me sens en confiance, je peux marcher sans. C'est une maladie chronique, parfois je me sens bien, parfois je vis quelques situations critiques." Une fois le peuple uruguayen rassuré sur l'état de santé de celui qui a révolutionné la sélection, Tabárez calme le jeu sur ses rumeurs de démission : "Après le Mondial au Brésil, j'ai rencontré Wilmar Valdéz, le président de la Fédération, chez moi. Si je pensais à quitter mon poste, je lui aurais annoncé lors de cette conversation." Comprendre : le sélectionneur des Charrúas ira au bout de son contrat, jusqu'au Mondial 2018. Un souci de moins pour l'Uruguay, qui doit gérer des problèmes au sein de la Fédération, et quelques inquiétudes sur le terrain.

Conflit autour des droits d'image


C'est une affaire qui a été gérée par le capitaine. Diego Godín, leader sur et en dehors du terrain, a fait face à sa Fédération pour régler un conflit de longue date. Alors que le contrat qui lie Puma et l'Asociación uruguaya de fútbol arrive à son terme, les dirigeants de la Fédération ont reçu une offre alléchante de Nike. Pour apposer sa virgule sur le maillot des Charrúas, Nike propose 3,4 millions de dollars par an, tandis que l'offre de Puma tournait autour de 750 000 dollars annuels. Logiquement, la firme américaine tenait la corde. Mais c'était sans compter sur les liens entre Puma et l'entreprise de production audiovisuelle uruguayenne Tenfield. Le géant de la télévision locale arrose de nombreuses équipes du championnat uruguayen et comptait donc faire pression sur la Fédération en menaçant gentiment de retirer cette manne financière. Un conflit d'intérêts qui…


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