Les Touaregs poussent leur avantage dans le nord du Mali

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PLUSIEURS VILLES DANS LE NORD DU MALI AUX MAINS DES SÉPARATISTES TOUAREGS
PLUSIEURS VILLES DANS LE NORD DU MALI AUX MAINS DES SÉPARATISTES TOUAREGS

BAMAKO (Reuters) - Les séparatistes touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) qui se sont emparés de Kidal, dans le nord du Mali, ont pris plusieurs villes sans coup férir et ont promis de se plier aux appels au cessez-le-feu.

"Nous contrôlons désormais Anefis, Aguelhok, Tessalit, Menaka, Ansongo, Anderamboukane et Lere", a déclaré à Reuters Attaye Ag Mohamed, un représentant du MNLA joint par téléphone à Kidal.

Il a ajouté que les combattants touaregs n'avaient pas eu à combattre car les forces maliennes avaient abandonné leurs positions pour se réfugier dans des camps de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali), ou ont fui en direction su Sud.

"Nous allons tenir nos positions. Nous répondrons à l'appel de la communauté internationale qui nous a demandé de cesser le feu. Nous prenons également note du fait que le gouvernement malien a appelé à un cessez-le-feu immédiat", a-t-il dit.

La France et les Nations unies ont elles aussi réclamé la fin immédiate des hostilités.

Selon Algabass Ag Intallah, un député de la région, les forces gouvernementales se sont retirées de plusieurs villes du Nord et, d'après une source militaire malienne, l'armée se retire des zones où elle était en position de faiblesse.

Aucun représentant du gouvernement malien n'a pu être joint pour commenter ces informations.

"ARRANGEMENTS INSTITUTIONNELS"

L'armée a lancé mercredi une offensive pour reprendre Kidal, tombée samedi aux mains des séparatistes, mais les militaires ont été repoussés.

Les forces françaises de l'opération Serval et les casques bleus de la Minusma ne sont pas intervenus. Paris, qui avait l'intention de réduire ses effectifs déployés au Mali dans le cadre de l'opération Serval, a annoncé mercredi l'envoi d'une centaine d'hommes supplémentaires.

La France s'est impliquée militairement dans le conflit en janvier 2013 pour stopper puis repousser les djihadistes qui s'étaient emparés du nord du Mali après en avoir évincé leurs ex-alliés touaregs.

Bamako a accepté l'an dernier de négocier avec plusieurs groupes armés, dont le MNLA, en vue de l'instauration d'une forme d'autonomie dans le Nord.

"C'est aux Maliens qu'il revient de définir, dans le respect de l'intégrité territoriale du pays, les arrangements institutionnels qui permettront de rétablir durablement la paix", déclaré jeudi Romain Nadal, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

On ignore quels mouvements ont participé à la contre-offensive de mercredi, mais le MNLA n'a pas agi seul, selon un diplomate. Les séparatistes touaregs ont nié avoir reçu l'appui de combattants islamistes.

"Pour les membres du MNLA, la grande erreur serait d'être assimilés à ces mouvement islamistes, d'être considérés comme des terroristes. La communauté internationale pourrait alors intervenir", estime Rinaldo Depagne, directeur des recherches sur l'Afrique à l'International Crisis Group.

(Avec John Irish à Paris, Bate Felix à Dakar et Joe Bavier à Abidjan, Mathilde Gardin pour le service français, édité par Jean-Philippe Lefief)

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  • dupon666 le jeudi 22 mai 2014 à 19:36

    pepere ridicule meme au mali et qui veut attaquer la Russie...lol