Les Touaregs de Bamako chassés par la peur

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Ils craignent les représailles après la poussée des rebelles indépendantistes dans le nord du Mali.

De la pharmacie, il ne reste que des murs noircis. Une épicerie, une boutique de linge sont elles aussi parties en fumée, un peu plus loin dans cette rue sableuse. À Kati, une grande plaine sèche coincée entre un camp militaire et les faubourgs de Bamako, plus personne ne veut vraiment prêter attention aux bâtiments brûlés ni aux «événements».

Le 2 février, une manifestation de femmes de soldats venues de la caserne voisine, qui protestaient contre le dénuement où croupissaient leurs maris dans la lointaine guerre du nord contre les rebelles touaregs, avait dégénéré. La foule en rage s'en était prise aux civils touaregs. En ville, quelques voitures avaient été vandalisées et des villas de «blancs» nantis pillées.

La brusque poussée de violence avait fait naître la peur. Les victoires éclairs du Mouvement pour la libération de l'Azawad (MNLA), la rébellion touareg, puis l'annonce de l'assassinat, dans la nuit du 1er avril, de quatre Touaregs à Sévaré

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