Les Touaregs algériens face à la contagion malienne

le
0
Les habitants du Grand Sud se tiennent à l'écart des troubles qui se déroulent de l'autre côté de la frontière.

Tamanrasset

Sur tous les murs de la ville, un même slogan. Tagué en arabe, sous les affiches électorales des candidats aux législatives. «Unité nationale». À Tamanrasset, carrefour du Sud algérien, on sait bien que, par la frontière avec le Mali, à 400 kilomètres de là - une broutille pour les habitants du Sahara rompus aux longues distances -, tout passe. Les armes libyennes, les mangues maliennes, le carburant algérien mais aussi... les problèmes des voisins. Surtout depuis la reprise de la rébellion touareg au nord du Mali en janvier et la proclamation de l'indépendance de l'Azawad début avril. Assis à l'ombre de son potager, élégamment coiffé de son chèche blanc, l'ex-sénateur Othmane Ben Messaoud résume: «Les relations familiales et économiques entre les Algériens du Sud et les habitants du nord du Mali sont telles que tout ce qui se passe de l'autre côté de la frontière nous touche aussi.»

Depuis le début du conflit, ils seraient plus de 30

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant