Les tops de la saison 2014

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Les tops de la saison 2014
Les tops de la saison 2014
Des premiers points de Jules Bianchi à la renaissance de Williams en passant par la révélation d'un talent. Retour sur ceux qui ont marqué, dans le bon sens du terme et sans parler de Mercedes, la saison 2014 de F1, qui s'est conclue dimanche dernier à Abu Dhabi.Jules Bianchi, l'exploit avant le drame

Comment commencer ces tops de la saison sans revenir sur ce qu'a réalisé Jules Bianchi cette saison, et en profiter pour avoir une pensée pour lui et sa famille. Retour à Monaco le 25 mai dernier, sur un circuit plus que propice aux résultats exceptionnels. Après une séance de qualification difficile, comme souvent, le pilote français prend le départ de la dernière ligne avec sa modeste Marussia. Passant à travers les accidents et tirant parfaitement parti des interventions de la voiture de sécurité, Jules Bianchi réalise l'exploit de terminer la course dans les points, à la huitième place. Mais, pénalisé pour ne pas avoir purgé une première pénalité en dehors de l'intervention d'une voiture de sécurité, le Français termine finalement neuvième de la course, marquant ses deux premiers points en F1. Ce seront aussi les deux seuls points dans l'histoire de l'écurie Marussia... qui n'a pas résisté aux ennuis financiers et à la volonté de retrait de son propriétaire, Alexandre Cheglakov. Une triste fin pour une écurie appréciée dans le paddock, menée par des gens sympathiques, qui faisaient le maximum avec des moyens très limités.

Daniel Ricciardo, la révélation de la saison

Souvent dominé par Jean-Eric Vergne chez Toro Rosso, sauf la saison dernière, Daniel Ricciardo a profité cette saison du départ vers le championnat du Monde d'Endurance de Mark Webber pour prendre la suite de son compatriote chez Red Bull, aux côtés de Sebastian Vettel. Dès le début de la saison, l'Australien a pris ses aises dans l'équipe qui restait sur quatre titres de championne du monde successifs. Au point d'en devenir le « chouchou » en lieu et place de son coéquipier. Opportuniste tant en qualification qu'en course, il est le seul pilote ne disposant pas d'une Mercedes à être parvenu à s'imposer cette saison. Certes, il a profité des circonstances de course au Canada (panne des Mercedes), en Hongrie (circuit pas forcément adapté aux Mercedes) et en Belgique (accrochage entre les Mercedes) pour signer ses trois premiers succès de la saison mais il était là au bon moment et c'est ce qui est demandé à un pilote de pointe. En 2015, il devra confirmer mais il aura cette fois la pression du pilote numéro un, avec le jeune Daniil Kvyat à ses côtés pour tenter de lui donner la réplique. En tout cas, il n'a pas failli cette saison et a donné raison aux dirigeants de Red Bull, dont Helmut Marko, qui lui ont fait confiance.

Williams, la renaissance

On peut dire que les dirigeants de Williams ont eu le nez creux en abandonnant le moteur Renault utilisé les deux saisons précédentes pour le bloc Mercedes. Avec le meilleur moteur disponible, l'écurie de Grove a entamé sa renaissance de la meilleure des manières. Seule écurie à être parvenue à chasser les Mercedes d'une première ligne cette saison lors du Grand Prix d'Autriche, les monoplaces aux couleurs très rétro de Martini, ont sans douté été le plus grand rival de Mercedes cette saison à la régulière, quand bien même Red Bull a su tirer les marrons du feu pour terminer deuxième au classement du championnat du monde des constructeurs. Et les performances de la FW36 ont permis à Felipe Massa et Valtteri Bottas de réussir des résultats de premier plan. Le Brésilien n'avait plus été en mesure de remporter un Grand Prix depuis le triste Grand Prix du Brésil 2008 qui l'a vu perdre le titre face à Lewis Hamilton dans les derniers mètres. Après être arrivé en fin de cycle avec Ferrari, Felipe Massa a su saisir la chance de relancer sa carrière que Williams lui a offerte et la pole position acquise en Autriche en a été le signe. Mais, chez Williams, on gardera en mémoire l'éclosion d'un vrai talent, celui du Finlandais Valtteri Bottas. Du temps du GP2, on le savait rapide mais il n'avait pas encore eu l'opportunité de le montrer avec une monoplace suffisamment performante. En 2014, c'est désormais chose faite mais de là à dire que c'est de la graine de champion du monde, il y a encore un pas que l'on n'osera pas encore franchir. En tout cas, au sortir de cette saison, l'écurie Williams sait qu'elle va dans la bonne direction après des années de disette et de traversée du désert.

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