Les terres rares : les prix flambent, la France veut son indépendance

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(Commodesk.com) Plus de 95% des métaux rares sont produits en Chine, qui décide des quantités exportées, où et à quelles conditions. La France veut diminuer sa dépendance et encourage des approvisionnements alternatifs, ainsi qu'une amélioration du recyclage, souligne le dernier rapport publié en cette rentrée par le Sénat. Certains de ces éléments dépendent de l'extraction d'autres métaux, comme le cuivre ou le zinc. Leurs prix ne cesse de flamber. A l'exemple du néodyme, qui est passé de 50 à 200 dollars le kilo en 2010, alors qu'il avait déjà doublé entre 2002 et 2008. Dans ces conditions, des gisements abandonnés redeviennent bénéficiaires, de nouveaux sites, exploitables et le recyclage, rentable. Le Comité pour les Métaux stratégiques (COMES), créé en mars dernier, encourage les sociétés françaises à prendre ou à augmenter leurs parts chez les firmes exploitantes. Il insiste également sur l'importance de la recherche, pour que les réactions chimiques puissent se produire avec encore moins de métaux rares. Le recyclage des 25 à 30% des déchets d'extraction est aussi une ressource à optimiser. Aujourd'hui, depuis que la Chine est devenue le premier exportateur mondial, en 1985, elle décide des quotas exportés et également vers qui. Généralement, elle s'assure que les sociétés consommatrices de terres rares installent sur place les parties correspondantes de leur chaine de valeur. General Motors, entre autres, a dû déplacer une usine initialement basée aux Etats-Unis en 2006. Le Japon s'est retrouvé sans approvisionnement fin 2010, suite à un différend géopolitique avec son voisin et cherche, depuis, à explorer des produits de substitution.
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