Les tentes itinérantes de Toulouse

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Les tentes itinérantes de Toulouse
Les tentes itinérantes de Toulouse

Depuis trois semaines, un campement de personnes sans logement se déplace dans le centre-ville de Toulouse. Pour réclamer un toit, et non sans pointer la responsabilité de l'Euro.

Sur la place Saint-Georges, dans le centre de Toulouse, la dichotomie est frappante. Sur les terrasses des cafés de ce quartier riche, on profite des premiers rayons de soleil de la semaine pour s'enfiler boissons fraîches et houblonnées. Au centre de la place, la marché de fruits et légumes fait également le plein. Puis, à quelques mètres, sur le terre-plein, des tentes. Une quinzaine, d'un vert discutable que renieraient même les designers Qechua. Sous une tente, François Piquemal, polo à l'effigie de la Fiorentina, la voix nasillarde, feuillette le gros dossier posé sur la table, fait signer des pétitions. Cela fait maintenant trois semaines que le porte-parole du DAL, association pour le droit au logement, a planté son campement dans Toulouse : "Au début, on était square Charles de Gaulle, puis station Jean Jaurès. Et maintenant, place Saint-Georges, On s'est mis là par contraste", précise-t-il avant de déambuler dans l'allée centrale. Ici, pas moins de 61 personnes, selon ses registres, dénoncent l'absence de logement stable. Ils sont somaliens, djiboutiens, kurdes-syriens ou même italiens. Certains sont demandeurs d'asile, d'autres simplement sans-abris. Mais tous réclament le même droit : avoir droit à un toit. En ces temps d'Euro et d'envahissement de la ville par les touristes de tous horizons, l'initiative dénote.

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Barwako est djiboutienne. Elle est arrivée l'été dernier, et sa demande d'asile a été acceptée un mois plus tard. Depuis pourtant, pas une proposition de logement : "Je n'ai pas un toit, pas un foyer, on ne m'a rien ramené. Je suis arrivée seule, car ma famille a eu un problème avec le gouvernement à Djibouti, donc on a dû partir. Mon père est resté là-bas, ma mère et mes sœurs sont en Californie." Dotée d'un français presque parfait, Barwako exprime en de simples mots sa revendication : "Ce qu'on réclame, c'est qu'on fasse respecter notre droit. Un droit à avoir un toit." À Toulouse, Daniel Rouget connaît bien la question. 3e adjoint au maire et en charge des questions de solidarité, il tient tout d'abord à rappeler les différentes situations de ces demandeurs : "Là-bas, il y a 20 tentes, mais si vous comparez : il y a 1500 roms en situation d'attente, 200 SRS, 800 gens du voyage, 300 ou 400 demandeurs d'asile… Je sais…


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