Les tensions persistent à Mayotte

le
0
Une barricade bloquant l'accès au village de Bandrele à Mayotte, le 13 avril 2016.
Une barricade bloquant l'accès au village de Bandrele à Mayotte, le 13 avril 2016.

Après le meurtre d’un père de famille, un appel à une journée « île morte » a été lancé dans le « 101e département », touché pendant plus de deux semaines par une « grève générale » qui a paralysé l’activité économique.

Mardi 19 avril, le département de Mayotte, situé dans l’océan Indien, entre Madagascar et le Mozambique, devrait connaître une journée « île morte ». Depuis le 30 mars, le « 101e département », puisque c’est comme cela qu’il faut l’appeler depuis 2011, était touché par une « grève générale » qui a paralysé une grande partie de l’activité économique de l’île. Pourtant, si l’archipel baisse ses rideaux, mardi, après avoir souffert des blocages de ces deux dernières semaines, ce n’est pas pour relayer les revendications de l’intersyndicale, qui a été reçue vendredi au ministère de l’outre-mer, à Paris. Elle a décidé, à la suite d’une assemblée générale qui s’est tenue samedi 16 avril dans l’après-midi au col de Chirongui, au sud de l’île, de « suspendre » le mouvement de grève.

Entre-temps est intervenu un événement dramatique, dans un contexte de forte tension sociale. Vendredi soir, un « mzoungou » – un métropolitain – a été tué à l’arme blanche par deux ou trois jeunes – d’après les premières constatations – dans le quartier de Kaweni, au nord de Mamoudzou, le chef-lieu du département. Dimanche, le tribunal de grande instance faisait savoir qu’un des trois jeunes avait été interpellé et qu’il devrait être déféré lundi au parquet pour l’ouverture d’une information judiciaire.

A priori, il n’existe aucun lien entre ces deux actualités qui, brusquement, ont remis Mayotte, l’« oubliée de la République » au-devant de l’actualité nationale. Pourtant, les deux, à la fois le mo...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant