Les tensions en Ukraine ont pesé sur Wall Street

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Rodrigo Campos et Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a clôturé en nette baisse lundi, les actions étant affectées comme d'autres catégories d'actifs à risque par la montée des périls en Ukraine.

L'indice S&P-500 avait terminé à un record vendredi et des prises de bénéfice étaient prévisibles dans un contexte géopolitique tendu.

L'Ukraine a mobilisé ses réservistes dimanche face au président russe Vladimir Poutine qui dispose du feu vert du Parlement pour envoyer des troupes en Ukraine. Washington pour

sa part menace d'isoler Moscou économiquement.

"Il y a eu un rally très conséquent", dit Rick Meckler (LibertyView Capital Management). "Si on a besoin d'un prétexte pour vendre, en voici un bon".

"Il est prématuré de dire s'il y a opportunité d'achat car il faut d'abord voir comment ceci (les tensions entre Kiev et Moscou) évolue... Je suggèrerais de se couvrir avant de faire le

moindre pari à ce stade", tempère Randy Frederick (Charles Schwab).

L'indice Dow Jones a perdu 153,68 points (0,94%) à 16.168,03. Le S&P-500 a cédé 13,72 points (0,74%) à 1.845,73. Le Nasdaq Composite a perdu 30,82 points (0,72%) à 4.277,30. Le S&P-500 a trouvé un certain soutien lorsqu'il est tombé à 1.840 puis il a aggravé ses pertes en début d'après-midi avant de se reprendre un peu.

L'indice de volatilité du CBOE a bondi de 14,3%, son gain le plus étoffé en un mois.

Les menaces de rétorsions internationales contre Moscou ont eu leurs premières conséquences financières. La Bourse de Moscou a chuté de près de 11%. L'indice RTS libellé en dollar a cédé 12%. La banque centrale russe a puisé dix milliards de dollars dans ses réserves pour soutenir un rouble tombé à des plus bas historiques contre le dollar et l'euro.

Les valeurs de l'énergie risquent de pâtir d'un dégradation des relations entre les Etats-Unis et la Russie et la volatilité est susceptible de flamber à mesure que la situation s'aggrave.

"Toute idée d'un boycott de l'offre russe, qui est très importante, risque d'avoir des répercussions spectaculaires sur le secteur de l'énergie", ajoute Meckler.

Même si l'Ukraine a occupé le devant de la scène, le calendrier économique n'était pas spécialement vide ce lundi, d'autant que les indicateurs publiés sont bons.

La croissance de l'activité du secteur manufacturier américain s'est accélérée en février, selon les indices PMI Markit et ISM.

Les dépenses de consommation des ménages américains ont augmenté plus qu'attendu en janvier, ce qui peut s'expliquer par la forte demande de fioul domestique provoquée par un hiver glacial.

Enfin, les dépenses de construction aux Etats-Unis ont enregistré en janvier une hausse inattendue de 0,1%.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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