Les taux des crédits immobiliers toujours plus bas

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Nouveau record historique. Les emprunteurs se sont endettés à 2,11 % en moyenne en mars, contre 2,21 %. Les primo-accédants reviennent sur le marché immobilier.

Les taux des crédits immobiliers ont touché un nouveau plancher historique en mars. Les emprunteurs se sont endettés le mois dernier à 2,11 % en moyenne (hors assurance), contre 2,21 % en février, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Ce recul est d'une ampleur comparable sur l'ensemble des marchés: dans le neuf, les taux étaient de 2,16 % en mars (contre 3,08 % en décembre 2013), dans celui des travaux, ils s'établissaient à 2,06 % (contre 3,12 %) et dans l'ancien, ils étaient de 2,11 % (contre 3,08 %). Tous les prêts sont désormais souscrits à un taux inférieur à 3,5 %. Et seuls 1,5 % d'entre eux sont souscrits à un taux variable (plus bas niveau depuis le début des années 2000). La durée d'emprunt reste stable (17,4 ans, soit six mois de plus qu'à l'été 2014).

Fort gain de pouvoir d'achat

«La seule baisse des taux intervenue depuis fin 2013 équivaut à un recul des prix de 9 % dans l'ancien et de 8,5 % dans le neuf», souligne l'étude de Crédit Logement. Ce qui dynamise le marché. «La baisse des taux contribue maintenant à l'accélération de la reprise des marchés immobiliers», commente l'observatoire. «Elle s'appuie toujours sur la baisse du coût des ressources et sur la volonté des banques de redynamiser la demande». Résultat, au premier trimestre, le nombre de prêts accordés a bondi de 22,5 % par rapport aux trois derniers mois de 2014 (mais ce nombre reste en baisse de 2,2 % par rapport à mars 2014).

Les primo-accédants, grands absents du marché immobilier ces derniers années, sont désormais un peu plus nombreux à devenir propriétaires, selon l'Observatoire et d'autres professionnels de l'immobilier. «Dans nos dossiers acquisitions, près de 7 dossiers sur 10 concernent aujourd'hui des primo-accédants», souligne Maël Bernier, chez le courtier Meilleurtaux. Dans le réseau d'agences Guy Hoquet, ceux qui deviennent propriétaires pour la première fois ont été à l'origine de 35 % des transactions enregistrées au premier trimestre, contre 31 % l'an dernier. En 2011, ils représentaient encore 40 % des transactions, contre 18 % pour les investisseurs, tombés en ce début d'année à 11 % des ventes.

Les aides toujours nécessaires aux primo-accédants

Outre les taux bas, les primo-accédants bénéficient aussi des «soutiens publics qui se sont amplifiés depuis un an (NdlR: réforme du PTZ...)», ajoute l'observatoire. Selon une étude CSA pour Guy Hoquet, 61 % d'entre eux ont bénéficié d'un dispositif d'aide (prêt à taux zéro, prêt d'épargne logement, prêt conventionné...), tandis que 87 % ont eu recours à un emprunt et 68 % avaient un apport personnel. Ils ont acheté un logement de 164.000 euros en moyenne (223.000 euros en région parisienne, 135.000 euros dans des communes comprises entre 2000 et 20.000 habitants, 166.000 dans les grandes villes). Parmi eux, plus d'un sur deux (55 %) estime ne pas avoir «acheté au meilleur prix», mais neuf sur dix (92 %) se disent «satisfaits» de leur logement.

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