Les taux de crédits immobiliers remontent

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Les taux de crédit immobilier, qui ont connu une baisse ininterrompue depuis janvier 2012, ont faiblement progressé en juillet, à 2,92% en moyenne.

La progression est modeste, mais c'est une première depuis 18 mois: les taux de crédit immobilier sont repartis à la hausse en juillet, à 2,92% en moyenne contre 2,89% en juin, selon la dernière étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Cette évolution mensuelle devrait signer le top départ d'une remontée durable des taux, qui avaient atteint un plus bas historique le mois dernier. «La prolongation de la baisse des taux en 2013 avait surpris les acteurs du marché. Cette fois, on assiste bien à la fin de ce mouvement», analyse Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université Paris-Ouest et auteur de l'étude.

Afin d'attirer de nouveaux clients, les banques se sont en effet livrées ces derniers mois à une concurrence féroce sur le marché du crédit immobilier, qui a tiré les taux vers le bas. Une baisse équivalente à un recul de 8,4% des prix des logements anciens. Mais en juillet, deux facteurs ont stoppé cette évolution. Les banques ont d'abord répercuté sur leurs conditions de prêts une partie de la hausse des taux d'emprunt d'Etat enregistrée en juin et en juillet. La reprise du marché du crédit immobilier au deuxième trimestre a par ailleurs pu les inciter à se montrer commercialement moins offensives.

Les taux de crédits immobiliers restent cependant «particulièrement bas, à des niveaux jamais observés par le passé, hormis le mois de juin 2013», précise l'étude. La hausse observée en juillet est en effet minime et devrait se poursuivre à ce rythme dans les mois à venir. Crédit Logement anticipe des taux de crédit plafonnant à 3% ou 3,1% à la fin de l'année. «Pas de quoi contrarier les projets d'achat immobiliers des ménages, ni remettre en cause la faible reprise que connaît actuellement le marché», précise Michel Mouillart. Selon le dernier baromètre Century 21, les transactions dans l'ancien ont en effet pogressé de 6,6% au premier semestre, après une chute de 25% en 2012. «On a atteint le creux de la récession dans le neuf et dans l'ancien, juge l'économiste. Mais la vraie reprise attendra la baisse du chômage».

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  • M3567571 le mardi 6 aout 2013 à 09:47

    Je ne pense pas que cette hausse sera durable, les banques souhaiteraient ça bien évidemment, la période de juin à septembre connait pas mal de déménagement, c'est pour cela que les banques veulent en profiter. après ça va être la baisse.