Les Tamouls, oubliés du sommet de Londres sur les violences sexuelles

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L'ONU a mis le Sri Lanka dans la liste des 21 pays où le viol et d'autres agressions sexuelles ont été utilisés durant les conflits.
L'ONU a mis le Sri Lanka dans la liste des 21 pays où le viol et d'autres agressions sexuelles ont été utilisés durant les conflits.

L'actrice Angelina Jolie et le chef de la diplomatie britannique William Hague ont inauguré mardi à Londres un sommet "sans précédent" sur les violences sexuelles durant les conflits et l'utilisation du viol comme "arme de guerre". La conférence, qui réunit des délégations d'une centaine de pays jusqu'à vendredi, semble, cependant, avoir oublié le sort des Tamouls du Sri Lanka. Dès l'ouverture du sommet, les associations de défense des réfugiés ont dénoncé l'opération de communication du gouvernement britannique. Anna Musgrave, du Refugee Council, a ainsi critiqué dans un communiqué daté du 8 juin le double visage du gouvernement : "D'un côté, beaucoup d'efforts sont faits pour les zones de conflits à l'étranger. Mais quand les victimes de ces conflits arrivent sur le territoire britannique, c'est une autre histoire. Souvent, personne ne croit ce que racontent ces femmes. Et plutôt que de les protéger, le système d'asile les traumatise davantage." Parfois même, le Royaume-Uni renvoie les demandeurs d'asile victimes de viols dans leur pays. De nombreux Tamouls du Sri Lanka ont fait les frais de cette politique migratoire. Le conflit entre la guérilla des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et les forces gouvernementales entre 1972 et 2009 a fait près de 100 000 morts, selon les estimations de l'ONU. En 2009, quand la rébellion séparatiste des Tigres est écrasée par l'armée de Colombo, les violences contre les Tamouls ne...

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